paprika.idref.fr paprika.idref.fr data.idref.fr data.idref.fr Documentation Documentation
Identifiant pérenne de la notice : 029639239Copier cet identifiant (PPN)
Notice de type Personne

Point d'accès autorisé

Guillon, Michelle (1938-2022)

Sur le web

Variante de point d'accès

Guillon, Michèle
[Nom de personne]

Information

(par souci de protection des données à caractère personnel, le jour et le mois de naissance peuvent ne pas être affichés)
Langue d'expression : français
Pays : France
Date de naissance :    1938
Date de mort :    01 /  2022
Genre : Féminin

Notes

Note publique d'information : 
Géographe des migrations internationales

Identifiants externes

Identifiant VIAF : http://viaf.org/viaf/107539103
Identifiant ISNI : 0000000116969869

Source

Autochtones et immigrés en quartier populaire / V. de Rudder ; en collab. avec M. Guillon, 1987

Information trouvée : Géographe, unité de recherche "migrations et société" (URMIS), université Paris 1

Migration des Saxons de Roumanie en Allemagne : mythe, interdépendance et altérité dans le retour / Bénédicte Michalon ; sous la dir. de Michelle Guillon, 2003

Information trouvée : Professeur de géographie à l'Université de Poitiers

geotamtamunil.ch, 2022-01-28

Information trouvée : Michelle Guillon (1938-2022), professeure de géographie à l’Université de Poitiers de 1992 à 2001 après avoir été Maitresse de conférences à l’Université Paris 1 de 1969 à 1992, était une pionnière dans l’étude des migrations internationales en France. Ses travaux de recherche relevaient en premier lieu d’une géographie de la population, attentive à la structure démographique des étrangers en France et à ses évolutions comme à sa spatialisation, caractérisée par une extrême rigueur dans la collecte et le traitement de données, quantitatives comme qualitatives. Son habitude de la collaboration disciplinaire l’a amenée à contribuer à l’émergence d’une géographie sociale des migrations et de la ville, tournée vers l’étude des divisions et inégalités sociales en milieu urbain. La région parisienne a longtemps été sa zone d’étude privilégiée. Sa thèse d’Etat, soutenue en 1992 à l’Université Paris 1, intitulée Étrangers et immigrés en Île-de-France, reste incontournable pour qui s’intéresse aux migrations dans la métropole. Trois ouvrages, co-écrits avec des collègues précurseures de la sociologie des migrations et des relations interethniques, demeurent également des références en la matière : Le triangle de Choisy ; un quartier chinois à Paris (avec Isabelle Taboada-Leonetti, 1986), Autochtones et immigrés en quartier populaire : du marché d’Aligre à l’îlot Chalon (avec Véronique de Rudder, 1987) et Les immigrés des beaux quartiers, la communauté espagnole dans le XVIe arrondissement (avec Taboada-Leonetti Isabelle, 1987). Ses travaux consacrés au travail et à l’emploi ont également ouvert des voies de recherche dont la portée reste intacte ; ses publications sur les ouvriers étrangers des usines Renault de la fin des années 1980 demeurent parmi les rares contributions sur les migrations et l’industrie en France. Elle a ensuite participé à l’essor du point de vue sur l’autonomie du migrant en réalisant avec d’autres collègues une étude pionnière sur les commerçants étrangers dans l’agglomération parisienne. Les recherches actuelles sur le commerce ethnique s’inscrivent toujours dans le sillage de ces travaux fondateurs. . Avant de rejoindre le laboratoire Migrinter à Poitiers, elle avait participé à la création de l’Urmis-Paris au tout début des années 1990. Plus tard, elle a co-dirigé avec Maryse Tripier (alors Professeure de sociologie à l’Université Paris 7) le Diplôme d’Etudes Approfondies commun entre Migrinter et l’Urmis, contribuant ainsi à former des jeunes chercheur.es tout à la fois à la géographie, à la sociologie et à l’anthropologie des migrations. Ce positionnement a également marqué son investissement dans l’édition de la Revue Européenne des Migrations Internationales (REMI), qu’elle a tour à tout dirigé et co-dirigé (avec Gildas Simon puis Marie-Antoinette Hily) entre 1993 et 2006. Elle laisse à la communauté scientifique des travaux qui marquent l’histoire de la recherche sur les migrations internationales.

... Références liées : ...