Autochtones et immigrés en quartier populaire / V. de Rudder ; en collab. avec M.
Guillon, 1987
Information trouvée : Géographe, unité de recherche "migrations et société" (URMIS), université Paris 1
Migration des Saxons de Roumanie en Allemagne : mythe, interdépendance et altérité
dans le retour / Bénédicte Michalon ; sous la dir. de Michelle Guillon, 2003
Information trouvée : Professeur de géographie à l'Université de Poitiers
geotamtamunil.ch, 2022-01-28
Information trouvée : Michelle Guillon (1938-2022), professeure de géographie à l’Université de Poitiers
de 1992 à 2001 après avoir été Maitresse de conférences à l’Université Paris 1 de
1969 à 1992, était une pionnière dans l’étude des migrations internationales en France.
Ses travaux de recherche relevaient en premier lieu d’une géographie de la population,
attentive à la structure démographique des étrangers en France et à ses évolutions
comme à sa spatialisation, caractérisée par une extrême rigueur dans la collecte et
le traitement de données, quantitatives comme qualitatives. Son habitude de la collaboration
disciplinaire l’a amenée à contribuer à l’émergence d’une géographie sociale des migrations
et de la ville, tournée vers l’étude des divisions et inégalités sociales en milieu
urbain. La région parisienne a longtemps été sa zone d’étude privilégiée. Sa thèse
d’Etat, soutenue en 1992 à l’Université Paris 1, intitulée Étrangers et immigrés en
Île-de-France, reste incontournable pour qui s’intéresse aux migrations dans la métropole.
Trois ouvrages, co-écrits avec des collègues précurseures de la sociologie des migrations
et des relations interethniques, demeurent également des références en la matière
: Le triangle de Choisy ; un quartier chinois à Paris (avec Isabelle Taboada-Leonetti,
1986), Autochtones et immigrés en quartier populaire : du marché d’Aligre à l’îlot
Chalon (avec Véronique de Rudder, 1987) et Les immigrés des beaux quartiers, la communauté
espagnole dans le XVIe arrondissement (avec Taboada-Leonetti Isabelle, 1987). Ses
travaux consacrés au travail et à l’emploi ont également ouvert des voies de recherche
dont la portée reste intacte ; ses publications sur les ouvriers étrangers des usines
Renault de la fin des années 1980 demeurent parmi les rares contributions sur les
migrations et l’industrie en France. Elle a ensuite participé à l’essor du point de
vue sur l’autonomie du migrant en réalisant avec d’autres collègues une étude pionnière
sur les commerçants étrangers dans l’agglomération parisienne. Les recherches actuelles
sur le commerce ethnique s’inscrivent toujours dans le sillage de ces travaux fondateurs.
. Avant de rejoindre le laboratoire Migrinter à Poitiers, elle avait participé à la
création de l’Urmis-Paris au tout début des années 1990. Plus tard, elle a co-dirigé
avec Maryse Tripier (alors Professeure de sociologie à l’Université Paris 7) le Diplôme
d’Etudes Approfondies commun entre Migrinter et l’Urmis, contribuant ainsi à former
des jeunes chercheur.es tout à la fois à la géographie, à la sociologie et à l’anthropologie
des migrations. Ce positionnement a également marqué son investissement dans l’édition
de la Revue Européenne des Migrations Internationales (REMI), qu’elle a tour à tout
dirigé et co-dirigé (avec Gildas Simon puis Marie-Antoinette Hily) entre 1993 et 2006.
Elle laisse à la communauté scientifique des travaux qui marquent l’histoire de la
recherche sur les migrations internationales.