Identifiant pérenne de la notice : 204943701
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Constat : La maladie de Crohn fait partie des maladies inflammatoires chroniques de
l’intestin. Elle peut toucher tout le tube digestif, de la bouche à l’anus. Elle atteint
préférentiellement les adultes jeunes et notamment les femmes en âge de procréer.
Le nombre de personnes touchées ne cesse d’augmenter. On dénombre 200 000 personnes
atteintes de la maladie en France en 2011. Environ 6 cas par an pour 100 000 habitants
apparaissent chaque année. Objectifs : Cette étude propose de déterminer l’impact
de la grossesse, l’accouchement et le post-partum sur la maladie de Crohn. Inversement
nous allons déterminer l’impact de cette dernière sur la grossesse, l’accouchement
et le post-partum. Nous identifierons le vécu de ces femmes vis-à-vis de leur fertilité,
leur grossesse et leur accouchement. Enfin nous proposerons des pistes d’amélioration
sur la prise en charge de ces femmes pendant leur parcours pour devenir mère. Méthode
: Pour réaliser cette étude nous avons interrogé soixante femmes atteintes de la maladie
de Crohn à l’aide d’un questionnaire. Ces femmes ont accouché entre 2013 et 2014,
c’était leur première grossesse avec la maladie. Les femmes ne sont pas toutes des
primipares, nous comptabilisons dix multipares. Nous les avons interrogées sur les
différentes étapes et sur le vécu de la grossesse l’accouchement et le post-partum.
Résultats : Si les patientes attendent la stabilité de leur maladie pour concevoir
un enfant, les risques de complications liés à la maladie pendant la grossesse sont
faibles. En ce qui concerne les complications obstétricales, nous observons un taux
de menace d’accouchement prématuré élevé dans notre population. Le dépistage des facteurs
de risques et la mise en place de mesures de surveillance très tôt pendant la grossesse
limiteraient les complications. Conclusion : En préconceptionnelle, il est important
que les femmes atteintes de la maladie de Crohn aillent consulter leur gastro-entérologue
pour faire le point sur leur maladie et répondre à leurs interrogations concernant
les traitements et la grossesse. Ces femmes doivent rencontrer un gynécologue-obstétricien
pour le suivi de leur grossesse. Ce dernier évaluera s’il existe un risque élevé de
complications obstétricales et mettra en place la surveillance nécessaire. Son rôle
sera aussi de rassurer ces patientes. Il pourra les orienter vers une sage-femme pour
l’entretien du quatrième mois ainsi que la préparation à l’accouchement. Après l’accouchement,
pourquoi ne pas organiser le passage d’une puéricultrice de PMI ou d’une sage-femme
à la maison, pour leur donner des conseils, les écouter, les soutenir et vérifier
l’absence de complications pour elle et leur enfant