Note publique d'information : Introduction : De par son rôle de médecin de premier recours, un médecin généraliste
se doit d'offrir à ses patients une prise en charge optimale. L'apprentissage de l'urgence
fait partie intégrante de la formation des futurs médecins généralistes. Mais s'y
sentent-ils suffisamment préparés ? L'objectif principal de notre étude était de mettre
en parallèle la formation des futurs généralistes sur 7 gestes et 11 situations d'urgence
adulte en médecine générale avec leur ressenti quant à leurs capacités à réaliser
ces gestes et à prendre en charge ces situations nécessitant une intervention rapide.
Matériel et Méthode : Une étude descriptive mono-centrique par auto-questionnaire
a été menée auprès des promotions 2009 à 2013 des internes de médecine générale du
CHU de Nantes. Résultats : Sur 674 envois, nous avons obtenus 152 réponses exploitables.
37,5% s'estiment « très bien » ou « plutôt bien » préparés, contre 62,5% qui s'estiment
« un peu » voire « pas du tout » préparés. Les gestes pour lesquels le plus d'internes
ont reçus une formation théorique et pratique sont la mise en position latérale de
sécurité (93,4%), la réanimation cardio-pulmonaire (87,5%) et la libération des voies
aériennes (85,5%) et sont également les mieux maîtrisés. Davantage d'internes ont
reçu une formation théorique et pratique sur l'arrêt cardio respiratoire (71,7%),
le malaise/la perte de connaissance (67,1%), le déficit neurologique brutal (65,1%),
et le patient hyperalgique (63,8%). Ces 3 dernières situations sont également les
mieux maîtrisées. Avoir déjà été confronté au geste ou à la situation est également
toujours associé à une meilleure maîtrise, alors que le stage d'urgence et le nombre
de semestres validés le sont de façon plus variable. Le stage praticien ou chez SOS
médecin, le passage au SMUR, les gardes d'urgence ne montrent aucune différence significative.
Conclusion : Un grand nombre d'internes a donc bénéficié de formations sur ces gestes
et situations, qui semblent adaptées car en lien avec une maîtrise plus importante.
Néanmoins, ces formations mériteraient d'être répétées et de contenir davantage de
mises en situation afin d'optimiser les capacités des futurs médecins généralistes.