Identifiant pérenne de la notice : 20633995X
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Dans les études hagiographiques comme dans d’autres domaines de l’histoire médiévale,
il s’avère indispensable de retourner aux sources, et d’abord aux manuscrits et aux
œuvres qu’ils véhiculent. Le manuscrit ancre le texte dans un contexte particulier,
informe sur les milieux dans lesquels il a été produit ou reçu, documente sur les
stratégies qui ont présidé à sa diffusion. À qui sait lire les apparats critiques
et les descriptions codicologiques, il apporte une moisson d’informations. Lorsqu’ils
sont regroupés en ensembles — ensembles des exemplaires d’une même œuvre, ensembles
des exemplaires d’une même collection, ensembles de collections apparentées —, les
textes hagiographiques acquièrent un intérêt plus large encore, éclairant les champs
culturel, social ou économique à la lumière de l’histoire de leur édition. En la matière,
les travaux de Guy Philippart sont à placer au premier plan de la recherche des trente
dernières années. Songeons à sa contribution fondamentale à la typologie des légendiers
médiévaux, à la base de données «Légendiers latins», qui a donné naissance à la BHLms,
et à l’ Histoire internationale de la littérature hagiographique en cours de publication.
C’est tout naturellement autour de la littérature hagiographique, en particulier les
thèmes de l’écriture — de la réécriture — et de l’édition manuscrite des textes hagiographiques
médiévaux, que quatre de ses anciens étudiants ont réuni une trentaine de spécialistes
de renommée internationale. Le résultat? Une collection d’études qui aborde un large
éventail de problématiques actuelles. Au-delà de l’hommage au chercheur et à l’enseignant,
ce livre se veut aussi témoignage d’amitié.