Note publique d'information : Le livre part de l'idée que l'architecture est un art manqué à cause de sa nature
complexe et de ses réalisations embarrassantes, qui ne connaîtra jamais la «facilité»
directe avec laquelle agissent peintres et sculpteurs. Il affronte la question du
dessin en l'assumant comme un élément constitutif de l'ailleurs idéal, de nature aussi
bien littéraire, dans lequel la substance humaniste de l'architecture se traduit par
la libre définition de programmes, utopies, fantaisies, narrations qui font de la
feuille de papier la page d'un livre. Au-delà des exercices d'écriture dessinée, auxquels
ont eu recours Piranesi, Quarenghi, Clérisseau, Boullée, Ledoux, Lequeu, Gilly, Schinkel
dans un esprit pictural et littéraire à cheval entre XVIIIe et XIXe siècles, au cœur
même du XXe siècle d'autres auteurs - John Ruskin, critique d'art et dessinateur hors
pair, Eugène Viollet-le-Duc et Camillo Boito, architectes, théoriciens et écrivains
-, rédigent des manuels de dessin importants. Un appendice datant du XXe siècle termine
l'ouvrage en enjoignant à la récupération du manuel dans un âge de technique.