Identifiant pérenne de la notice : 206351712
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Comment se protéger contre les aléas de l’existence? Comment se prémunir contre la
maladie, l’accident, la vieillesse ? Ces questions ont hanté la fin du xixe siècle
français. L’État comme la société préféraient alors s’en remettre à l’initiative individuelle,
fondée sur l’épargne et la propriété, ou au paternalisme patronal. À la Belle Époque
très inégalitaire se protéger était plus important que protéger. Vertu d’autant plus
cardinale qu’elle était peu partagée, la prévoyance libre n��en souffrait pas moins,
dès avant 1914, des formes de protection obligatoire, réservées aux catégories les
plus modestes. Les multiples bouleversements issus de la Première Guerre mondiale
déterminèrent les pouvoirs publics à instituer des assurances sociales, liées au contrat
de travail, et destinées par là même à préserver la force de travail : protéger devenait
aussi nécessaire que se protéger. Or ce système, appelé à améliorer la santé générale
de la population, fit couler beaucoup d’encre, suscita de fortes oppositions, heurta
bien des esprits. C’est l’histoire de ces assurances, imaginées par la classe politique
pour contenir les débordements des crises du premier xxe siècle, que ce livre raconte,
en s’appuyant sur les résultats d’une enquête menée par les correspondants départementaux
de l’Institut d’histoire du temps présent