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Identifiant IdRef : 210563540Copier cet identifiant (PPN)
Notice de type Rameau

Point d'accès autorisé

Informations

Langue d'expression : Francais
Date de naissance :  2013
Note publique d''information : 
Publier un livre refusé par son auteur n’est pas chose facile », précise Serge Guilbaut (p. 263). Cet ouvrage aurait pu, en effet, rester une source uniquement accessible aux chercheurs consultant les archives du Getty Research Institute, où sont conservées les archives de Pierre Courthion (1902-1988). Ces dernières contiennent le tapuscrit original de ces « bavardages» entre le critique d’art et Henri Matisse. En 1941, Pierre Courthion réalise un entretien avec l’artiste, alors en convalescence à Lyon après une délicate opération chirurgicale. L’éditeur Skira est derrière le projet, s’ensuit une série d’échanges à partir de la transcription du manuscrit jusqu’à ce que, finalement, le peintre âgé de 72 ans s’oppose à la publication. Le projet est donc abandonné. En 2013, grâce à l’action commune du Getty et de la Succession Matisse, le tapuscrit est publié aux États-Unis (Chatting with Henri Matisse: The Lost 1941 Interview). Il est ici pour la première fois proposé en français chez l’éditeur à l’origine du projet. Succédant à la préface de Claude Duthuit, rappelant le caractère entier d’Henri Matisse, Serge Guilbaut introduit ce précieux témoignage en recontextualisant cette aventure avortée (« Bavardages et non radotages ? », p. 11-35). Il en retrace pas à pas les différentes étapes. Henri Matisse affaibli mais conteur passionnant accepte tout d’abord de se prêter au jeu du souvenir. Pierre Courthion tente d’organiser cette parole et surtout doit la respecter car le peintre souhaite que la spontanéité de ces entretiens soit préservée et sa parole fidèlement transcrite. Henri Matisse « était déterminé […] à revenir à un texte fondé sur une série de conversations fragmentaires, contre une organisation selon les thèmes proposés par Courthion » (p. 30). S’ensuivent, après l’avant-propos de Pierre Courthion, neuf conversations, riches de découvertes ou de précisions. Le maître retrace son parcours, depuis les premières années parisiennes, l’enseignement de Gustave Moreau qui « a mis ses élèves non pas dans un chemin, mais hors des chemins » (p. 66), la relation avec Ambroise Vollard ou ses rapports avec Paul Cézanne ou Camille Pissarro, jusqu’à ses collaborations avec Serge de Diaghilev et les Ballets russes. Ce faisant, il dévoile ou approfondit sa façon d’appréhender la peinture et le monde de l’art. La neuvième conversation se concentre tout particulièrement sur sa perception de la couleur et sa conception de la peinture. « La peinture est un moyen de communication, un langage. Un artiste, c’est un exhibitionniste » (p. 240).

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