Note publique d'information : Le cinéma a mis en lumière des femmes, devenues de nouveaux modèles d'identification.
Les actrices ont incarné sur l'écran ces héroïnes de fiction qui bousculent les traditions
et ouvrent ainsi des espaces de liberté. Le cinéma a ce pouvoir de magnifier leur
visage, leur regard, leur corps et leurs gestes, en leur tendant un miroir, sollicitant
le désir des hommes mais créant aussi chez les spectatrices le désir de leur ressembler.
Dès sa naissance, il est en phase avec cette e��poque où les femmes commencent à
vouloir s'approprier leur destin et écrire leur histoire. Le cinéma et la psychanalyse,
nés tous deux à la fin du XIX siècle, se rejoignent dans cette interrogation sur le
féminin et ses représentations : comment montrer, mettre en scène, les arcanes de
la position féminine ?L'artiste, en posant son regard, nous donne à voir un certain
réel, tout comme le désir du psychanalyste le confronte au réel de la parole de l'analysant,
à l'articulation du rapport du sujet individuel au social. Toutefois, les œuvres
de cinéma ne sont pas à déchiffrer comme le sont les symptômes. Elles éveillent nos
désirs en proposant des langages et des images nouvelles à notre sensibilité. Elles
illustrent la permanence et la multiplicité des figures du féminin, avec leurs mystères
et leurs débordements jusque dans la folie. A partir de leur formation psychanalytique
et de leur passion pour le cinéma, les auteurs nous invitent à appréhender les mythes
actuels en voie de constitution dont les praticiens de l'image et de la parole sont
partie prenante