Identifiant pérenne de la notice : 212507079
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : L'État monarchique étant indissociable d'une cour où se déploie la représentation
royale, restituer l'esprit de ses institutions impose d'analyser la gestion de l'espace
aulique, institution sociale, économique et politique se traduisant dans une structure
administrative. Attachés à la personne du souverain, chargés des décors des fêtes
de cour et des rituels d'État, exerçant la tutelle royale sur les Comédies Française
et Italienne, les Menus Plaisirs participent du développement de l'administration
centrale, du fait d'un durable emboîtement du domestique et du politique, concrétisé
par la structure du Secrétariat d'État de la Maison du Roi dont ils dépendent. Ce
terrain d'exploration manifeste ainsi comment la monarchie mit les mutations administratives
et organisationnelles des Lumières au service des objectifs spécifiques : intégrer
public et privé, sacré et profane, exceptionnel et quotidien dans un cérémonial englobant
; faire cohabiter une conception traditionnelle du service avec des procédures d'objectivation
des relations, des attributions et des fonctions. La thèse étudie successivement la
construction historique et discursive des compétences de l'administration, ses pratiques
documentaires et comptables, les dispositifs de coordination et les choix d'allocation
de la dépense.. Elle fait apparaître le cérémonial royal comme un jeu d'échanges intellectuels
et matériels où se noue l'articulation du service du roi et du service du public.
L'art dramatique y joue un rôle significatif : à l'importance accrue de sa place dans
le spectacle monarchique, à l'internalisation de la production de ses conditions de
représentation répond l'émergence d'une politique du théâtre.