Identifiant pérenne de la notice : 212777815
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Le département des Hautes-Pyrénées, au cœur des pays de civilisation pyrénéenne, traversant
la Révolution en maintenant une identité encrée dans la fidélité à la religion catholique
et à l'option patriote est une énigme que l'étude des élections et des pratiques politiques
de 1790 à 1799 doit élucider. Trois forces sociales issues de la société pyrénéenne
assurent la stabilité du nouveau régime. Une élite nombreuse d'homme de loi investit
les places administratives et judiciaires, tandis que les prêtres massivement jureurs
sont actifs dans les institutions civiles. Enfin, les communautés rurales furent légitimées
dans leur autonomie administrative et leurs possessions collectives.L' étude de la
pratique électorale permet de porter un regard neuf sur les comportements politiques
et leurs enjeux sociaux durant la décennie. La monographie autorise un traitement
des processus électoraux sur l'ensemble de la période comme aux différents niveaux
du système électoral. Dans le cadre communautaire, la mobilisation électorale des
citoyens fut parfois très importante, incluant un élargissement du droit de suffrage
en 1792, comme un vote des femmes, fréquent et parfois massif, sur les communaux.
Les assemblées électorales sont le lieu d'une mutation des pratiques politiques. Dominées
au début de la décennie par une logique communautaire, consensuelle et unanimiste,
elles deviennent un cadre d'affrontement régulé après la crise 1793. Cette structuration
des luttes politiques, apparue dans les assemblées départementales impose sa dynamique
aux assemblées de cantons où la politique partisane rencontre les préoccupations des
citoyens.