Identifiant pérenne de la notice : 21886566X
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : L’hospitalisation non programmée chez le sujet âgé conduit fréquemment à un déclin
moteur. L’alitement peut se compliquer d’un ensemble de pathologies regroupées sous
le terme de syndrome d’immobilisation. Notre objectif était d’identifier les pathologies
associées au déclin moteur rapide et sévère et leur impact fonctionnel dans une cohorte
de patients âgés de plus de 75 ans, hospitalisés dans un service de médecine via le
service des urgences. Les données étaient issues d’une étude prospective menée en
2001 et 2002 dans 9 centres hospitaliers français, dénommée « cohorte SAFES ». La
population de cette présente étude était composée de 1237 patients. Quatre groupes
ont été créés à partir du critère de mobilité de l’échelle de Katz et de son évolution
entre l’état de base à J-15 et l’hospitalisation. Les patients présentant un déclin
moteur sévère et rapide présentaient des signes de fragilité antérieurement à l’hospitalisation
tels que la dépendance pour les actes de la vie quotidienne, la dénutrition, et des
besoins en aide accrus comparativement aux sujets ne présentant pas de déclin moteur
ou un déclin modéré. Les causes d’admission les plus fréquentes pour ce groupe étaient
les pathologies neurovasculaires et celles de l’appareil locomoteur. Les prévalences
des escarres et de la maladie thromboembolique y étaient plus élevées. Ces patients
avaient une durée moyenne de séjour plus longue et un taux de mortalité plus élevé
que les patients ayant un déclin modéré ou absent. Ils étaient moins souvent orientés
en Soins de Suite et Réadaptation que les patients ayant un déclin modéré. La récupération
motrice s’est faite principalement au cours du premier mois avec un retour au niveau
d’autonomie antérieure pour la moitié des patients. Près d’un patient sur trois nécessitaient
cependant toujours une aide pour la marche au 5ème mois de suivi. Le statut moteur
apparaît comme un bon marqueur de l’autonomie globale chez ces patients hospitalisés.
Cette étude met en avant l’intérêt de l’évaluation motrice du sujet, et ce, dès le
début de l’hospitalisation. Elle souligne également l’importance de la filière de
soins gériatriques avec une évaluation et une prise en charge précoce du déclin moteur
par une équipe multidisciplinaire. Cette étude démontre également l’intérêt de poursuivre
les messages de prévention et la sensibilisation des équipes médicales et soignantes
sur les complications du décubitus telles que les escarres et la maladie thromboembolique.