Identifiant pérenne de la notice : 218871554
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Introduction : Le cancer est la première cause de décès dans le monde. Celui du sein
est le premier cancer chez les femmes. La médecine générale regroupe 87 269 spécialistes
en soins primaires en métropole. En 2015 la mortalité associée diminue. Les spécialistes
du cancer assurent le suivi de ces patientes de plus en plus nombreuses majorant leur
charge de travail. L'objectif de ce travail était d'étudier l'implication du médecin
généraliste (MG) dans le suivi du cancer du sein. Méthode : Revue narrative de littérature
d'août 2015 à juin 2016. Deux bases de données ont été explorées : MEDLINE et l'Encyclopédie
Médicale. Ont été retenus 18 articles : 4 études transversales, une étude prospective,
2 études de cohorte, une étude comparative, 4 revues de littérature, 3 lettres à l'éditeur
et 3 articles didactiques. Résultats : Les recommandations ont permis de codifier
la fréquence des consultations de suivi mais ne précisent pas quel spécialiste le
réalise. Il doit aborder l'ensemble des problématiques en cours de traitement et post-thérapeutiques
intégrant les risques de récurrences et effets indésirables du traitement. Les patientes
manifestent un besoin de soutien et d'information concernant leur cancer. Les MG apparaissent
disponibles et mieux placés pour leur délivrer un soutien psychologique de par leur
relation de confiance. Les principaux obstacles perçus étaient la préférence des patientes
pour le suivi spécialisé et le doute sur les compétences du MG concernant l'oncologie.
Le suivi par le médecin généraliste est moins onéreux et ne retrouve pas de différence
dans la détection de récurrence ou la qualité de vie des patientes par rapport à un
suivi spécialisé. Discussion : Les recommandations de l'HAS fournissent un calendrier
clair du suivi. Il est cependant réalisé dans la plupart des cas par les médecins
spécialistes du cancer du sein. Le transfert du suivi aux médecins généralistes serait
bénéfique pour les patientes et pour la société. Il semblerait opportun que les médecins
spécialistes du cancer le proposent à leurs patientes précocement. Les médecins généralistes
devraient augmenter leur confiance en leurs propres compétences L'intérêt des consultations
systématiques de suivi n'a pas été prouvé de façon significative mais des études complémentaires
sur ce sujet seraient nécessaires.
Note publique d'information : Introduction: Cancer is the number one cause of death in the world. Breast cancer
is the first cancer in women. There are 87,269 specialists in primary care in mainland
France. By 2015 the associated mortality decreases. Cancer specialists monitor these
increasing numbers of patients increasing their workload. The aim of this work was
to study the involvement of the general practitioner (GP) in the monitoring of breast
cancer. Method: Narrative review of literature from August 2015 to June 2016. Two
databases were explored: MEDLINE and the Medical Encyclopedia. There were 18 articles:
4 cross-sectional studies, one prospective study, 2 cohort studies, one comparative
study, 4 literature reviews, 3 letters to the editor and 3 didactic articles. Results:
The recommendations made it possible to codify the frequency of follow-up consultations
but do not specify which specialist performs it. It must address all the problems
in the course of treatment and post-therapeutic integrating the risks of recurrences
and adverse effects of treatment. Patients demonstrate a need for support and information
about their cancer. GPs appear to be available and better placed to provide psychological
support through their relationship of trust. The main obstacles perceived were their
preference for specialized follow-up and the doubt about the competencies of the MG
concerning oncology. Follow-up by the general practitioner is less costly and does
not find any difference in the detection of recurrence or the quality of life of the
patients compared to a specialized follow-up. Discussion: The HAS recommendations
provide a clear timetable for follow-up. However, it is carried out in most cases
by doctors specializing in breast cancer. The transfer of follow-up to general practitioners
would be beneficial for patients and for society. It would seem advisable for doctors
specializing in cancer to offer it to their patients early. General practitioners
should increase their confidence in their own skills The interest of systematic follow-up
consultations has not been proved in a significant way, but further studies on this
subject would be necessary.