Identifiant pérenne de la notice : 21887538X
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Indiqué sur la jaquette : Le conflit du Darfour a gagné l’est du Tchad. En 2005-2006,
les villages de l’ethnie dajo ont été attaqués à l’arme automatique, pillés et incendiés
par les milices janjaweeds. La plupart des hommes jeunes ont péri dans la défense
de leurs foyers. Sans même enterrer leurs morts, les villageois ont tout abandonné,
bétail et champs. 13 000 paysans attendent désormais dans un immense camp de "déplacés"
où ils survivent grâce à l’aide internationale. Le réalisateur suisse Olivier Zuchuat
s’est installé pendant de longs mois à Gouroukoun et a partagé la vie de ce camp improvisé.
Une vie misérable comme peut l’être celle de paysans privés de leurs terres, dont
les journées se consument tout entières dans l’attente et le deuil. Entre des plans
séquences qui font sentir l’attente interminable qui dévore les réfugiés, se placent
de longues séquences de témoignages. Les massacres ayant eu lieu sans témoin, chacun
se sert de l’occasion que lui offre le film pour s’adresser au monde du dehors. Les
femmes disent dans quelle misère et quelle insécurité elles se débattent depuis que
leurs maris ont été tués. Les hommes évoquent en détail les combats auxquels ils ont
participé, où tant de frères sont morts et tant d’autres ont été mutilés. Bien qu’aucune
image ne montre la guerre, elle est omniprésente tant dans les récits des adultes
que dans les dessins et les chansons des enfants.