Note publique d'information : Le patrimoine commun de l'humanité se présente comme une notion juridique à portée
limitée. Issue d'une genèse, conflictuelle cette notion ne s'applique aujourd'hui
explicitement qu'à des domaines restreints. Même dans ces cas le régime juridique
de cette notion demeure hétérogène et ambigu. Pourtant, potentiellement, le patrimoine
commun de l'humanité recèle des éléments novateurs comme la reconnaissance de la primauté
de l'humanité ou la nécessité d'une gestion rationnelle des ressources commune qui
sont susceptibles de contribuer à l'amorce d'une alternative à la vision économique
réductrice dominante. Devant les grands problèmes contemporains, toute une partie
de la doctrine et de la société mondiale plaide pour la recherche d'un nouvel ordre
de l'humanité qui permette la protection et l'épanouissement des hommes et de la nature.
Les prémices d'une gestion protectionniste et même prospective de certains espaces
sont apparus en Australie, lors de la mise en œuvre de la convention du patrimoine
mondial de l'Unesco. Ils préfigurent la possibilité de "rencontres" culturelles et
s'engagent dans la voie d'un développement écologiquement durable. Le domaine de l'environnement
constitue, en effet, le pole principal d'extension de la notion revendiquée par la
doctrine. Cependant, le contexte idéologique défavorable, sans avoir totalement évacué
cette notion s'est employé à la vider de sa substance la plus novatrice.
Note publique d'information : The common heritage of mankind is a legal concept of limited range. Born of a clash
of views, it is today relevant only in specific fields. Even there, the legal status
of the concept remains heterogeneous and ambiguous. Yet it may bring new ideas, such
as the admission of the necessity to give mankind the first consideration or the need
of a rational management of the common property resources, ideas which may take their
part in the building up of an alternative to the dominant narrow economic approach.
In view of the problems of our age, many authors and actors of the world society call
for a new world order of mankind allowing men and nature to live and thrive. A prospective
and future minded management has given its first fruits in Australia when applying
the world heritage convention of Unesco, thus showing the way toward the birding of
cultural gar and an ecologically sustainable development. For environment is - so
stress the authors - the main field where the concept would be fruitful. Meanwhile
the current unfavorable state of mind, without totally rejecting the idea, has done
its best to strip it of its most innovating aspects.