Note publique d'information : Les familles seigneuriales n’ont que rarement servi de cadre à l’étude du phénomène
castral. Le lignage de Neufchâtel-Bourgogne présente un double d’intérêt. D’une part,
son ascension sociale est très marquée entre le XIIIe et le XVIe siècle, d’autre part
son patrimoine castral, composé de 37 châteaux, est disséminé sur plusieurs principautés,
du comté de Bourgogne au duché de Luxembourg. La démarche historique permet de décrypter
le jeu des stratégies territoriales de la famille et de dégager les structures de
la gestion de la démographie familiale. L’approche en archéologie du bâti offre un
regard renouvelé qui permet parfois de préciser le rôle de la famille dans la construction
ou l’aménagement de ses châteaux. La réunion des deux méthodes permette une meilleure
compréhension des fonctions assurées par le château (résidence, défense, administration,
pôle économique et symbolique) et leur évolution. Elle permet enfin de saisir le fonctionnement
quotidien d’un réseau castral seigneurial où les échanges s’affranchissent des limites
des principautés.
Note publique d'information : The seigneurial families are rarely a framework for reflection of the castral phenomenon.
The Neufchatel-Burgundy’s lineage is particularly interesting for two reasons. Firstly,
for its social rise between the 13th and 16th centuries and secondly, for its 37 castles
which are settled through several medieval principalities, from County of Burgundy
to the Duchy of Luxembourg. The historical approach allows to decrypt the territorial
strategy and the adaptability to manage his familial demography. The archeology of
architecture shows family’s role into construction and development of its castles.
Both of these methods help for comprehension of the functions of the castles (residence,
defense, administration, economy and influence) and their evolutions. Finally, it
shows the mechanisms of a castral network and how exchanges between castles can overcome
the borders of the principalities.