Note publique d'information : L'utilisation d'un ensemble de 17 anticorps monoclonaux a permis de déterminer par
le test en microimmunofluorescence, le sérovar de 112 souches de Chlamydia trachomatis.
Ces souches ont été isolées à partir de 199 prélèvements cliniques (d'origine urogénitale,
oculaire et ganglionnaire) en France (Amiens (112), Brest (1), Nantes (19) et Nancy
(29), au Cameroun (Yaoundé (16), en Italie (Parme (25) et au Portugal (Lisbonne (7)).
Afin de pouvoir sérotyper ces souches, l'enrichissement des isolements cliniques a
été nécessaire. La culture a été optimisée par l'utilisation d'ultrasons, et une méthode
performante de préparation des Chlamydia pour le test en microimmunofluorescence a
été développée. Le sérotypage a montré que le sérovar le plus fréquent est le sérovar
E (60,7%) suivi par F (15,2%), D (8%), J; K (3,6%), Ba (2,7%), H, I (1,8%) et L3 (0,9%).
Deux sérovars ont été détectés dans deux cas (deux FG). Une méthode de double marquage
à l'aide de complexes immuns fluorescents purifiés a été développée afin de démontrer
l'existence d'une infection mixte (dans ces deux cas). Les résultats du sérotypage
montrent que le sérovar représente un marqueur épidémiologique efficace. De plus,
la répartition des sérovars de Chlamydia trachomatis dans cette étude, est caractérisée
par une fréquence beaucoup plus élevée du sérovar E que celles observées dans d'autres
études européennes et américaines (USA).