Note publique d'information : Ce travail s'organise autour de la métathéorie modale et de la théorie de la connaissance
évidente, centrales dans la description ockhamienne de la connaissance. Le chapitre
II traite de la théorie modale. La liste des modalités ockhamiennes est très large.
Est un mode tout terme qui peut être pŕédiqué d'une proposition (i.e d'une phrase)
entière : possible, connu, écrit etc...La théorie ockhamienne est une métathéorie,
décrivant la contribution de ces prélicats (ou des termes qui peuvent être traduits
par de tels prédicats) aux conditions de vérité des phrases dans lesquelles ils figurent
et à la validité des arguments avec de telles phrases. Une classe spéciale de propositions
modales, les modalit́és aléthiques ou aristotéliciennes, se trouve à la croisée de
deux logiques, la métathéorie modale et la théorie des propositions à supposition
étendue, qui doivent être évaluées (au moins partiellement) dans des situations passées,
futures ou possibles. Une autre famille importante de modalités ockhamiennes comprend
certains termes épistémiques, dont l'analyse complète demande l'examen de la notion
de connaissance évidente. la connaissance évidente, objet du chapitre III, est un
processus causal naturel, ayant lieu à l'intérieur de l'esprit, menant à l'assentiment
aux proportions vraies, et seulement à des proportions vraies. Elle comprend l'assentiment
aux prportions connues par les sens, aux proportions connues par soi et aux conclusions
des raisonnements. C'est la notion épistémique première dans la philosophie ockhamienne,
autour de laquelle s'organise la théorie du savoir (examinée au chapitre IV), mais
aussi une théorie de l'esprit. En amont de ces théories, le chapitre I expose la théorie
ockhamienne de la proposition, notamment ses deux théories du concept, composant de
la proportion mentale et la théorie des conditions de vérité des propositions.