Identifiant pérenne de la notice : 247847801
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : La quasi-totalité des travaux dédiés à l'étude de la corrosion localisée des aciers
inoxydables est basée sur l'observation du courant total de l'échantillon. Nous savons
aujourd'hui que cette démarche handicape sérieusement la modélisation du phénomène
par l'impossibilité : de résoudre spatialement l'origine des évènements électriques
enregistrés, d'atteindre les effets de couplage galvanique entre les sites d'attaque
et le film environnant. Ce travail a donc pour objectif d'appliquer une sonde locale
de courant telle que la SVET (Scanning Vibrating Electrode Technique) afin d'analyser
les différents phénomènes liés à l'amorçage et à la propagation d'une piqûre. Dans
un premier temps, une analyse des performances et des limitations de la technique
SVET a été réalisée. La résolution spatiale de la SVET a été testée et des expériences
réalisées sur des systèmes qualifiés de " modèle " ont mis en évidence la difficulté
de relier les mesures faites à une certaine distance de la surface aux processus électrochimiques
existants à la surface. La deuxième partie de cette étude a consisté à adapter la
SVET à l'étude de la corrosion par piqûre. Pour cela, une méthodologie complète a
été développée comprenant l'activation d'un site unique de corrosion par injection
chimique au voisinage d'une inclusion de sulfure de manganèse (MnS) et l'analyse in-situ
par SVET des phénomènes électrochimiques présents au voisinage du site de corrosion.
Ces observations sont complétées par des analyses Auger et des images AFM fournissant
une description chimique et morphologique de l'interface inclusion-matrice. Un mécanisme
d'amorçage et de propagation d'une piqûre prenant en compte ces résultats, qui ont
révélé le rôle prépondérant joué par les espèces soufrées dans le processus de piqûration,
a été proposé.