Note publique d'information : Les câbles synthétiques se caractérisent par une architecture très complexe, et une
structure hiérarchique. Pour les applications marines, ils sont sollicités en traction,
et l'objectif de ce travail est de modéliser leur comportement axial, à partir de
la loi de comportement de la fibre, et de la description géométrique du câble. Etant
donné l'architecture du câble, deux types de modèles de transition d'échelles sont
développés : l'un est adapté à un assemblage d'un grand nombre de constituants torsadés,
alors que le second est destiné à une structure dite 1+6 avec une âme centrale et
6 fils hélicoïdaux. Dans les deux cas, différents modèles de la littérature, provenant
de travaux relatifs à des câbles synthétiques ou métalliques sont présentés et discutés.
Pour la structure à grand nombre de constituants torsadés, seul le comportement en
traction est pris en compte au niveau local, et les phénomènes d'interaction entre
les constituants sont négligés. Pour la structure 1+6, l'âme et les fils hélicoïdaux
sont décrits par des poutres courbes, et l'écriture des conditions de contact entre
les fils et l'âme, moyennant certaines hypothèses, permet d'exprimer la cinématique
de toute la section en fonction des seuls degrés de liberté de l'âme. Tous ces modèles
sont mis en œuvre sur différents exemples. Dans une deuxième partie, sont présentés
les essais de caractérisation du comportement de câbles synthétiques. L'objectif est
ici de valider les modèles précédents, d'où la réalisation de nombreux essais, à différentes
échelles, et sur deux types de câbles (d'effort à la rupture de 25T et 205T respectivement).
La confrontation modèles/essais fait l'objet du dernier chapitre.