Identifiant pérenne de la notice : 247850543
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : La question d'accès à autrui recèle la doctrine de l'intersubjectivité qui tente de
résoudre, non seulement l'aporie du solipsisme, mais également le « schibboleth (énigme)
» d'autrui. M. Heidegger et E. Levinas, à la suite d’Edmund Husserl et autres, n'ont
pas fait l'économie de ces questions dans leurs philosophies. M. Heidegger déploie
la doctrine de l'intersubjectivité sous la figure du mitdaseinmiteinander (être-là
avec – être avec autrui) ; mais c'est le dasein qui est le pôle d'intelligibilité
de l'intersubjectivité dont la typologie est la symétrie-parallèle, E. Levinas prend
le face-à-face et la socialité entre le moi-moi et autrui-tiers comme moment topologique
des relations interhumaines ; mais tout est ordonné et coordonné par autrui-tiers,
sous la typologie de l'asymétrie-dissymétrie. Nos deux philosophes oublient que l'intersubjectivité
est originaire et que les relations intersubjectives sont réciproques ; car « au commencement
est la relation ouprimum relationis », qui sauvegarde yhaecceitas (l'individualité)
et donc l'attente et l'ipséité des protagonistes de l'intersubjectivité. L'intersubjectivité
réciproque se donne aussi à lire, à entendre et à voir au moment topologique prepotent
de l'amour comme relation interhumaine. Mais elle s'avère aussi présente et significative
aux instances des " regards amoureux, et de l'appel-réponse ". Le paradoxe est que,
l'absence, et l'absence totale qu'est la mort rompt certes les relations intersubjectives
ontiques, mais c’est pour les donner ontologiquement, réduisant la « relation chrématistique
».