Identifiant pérenne de la notice : 247850632
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : L'hydrogenation du toluène ainsi que l'hydrodésazotation de la 2,6-diéthylaniline
et de la quinoléine ont été réalisées sur un catalyseur NiMo/Al2O3 commercial à 350ʿC
sous pression d'hydrogène (50 bar). La modélisation de l'hydrogénation du toluène
permet de conclure à un mode d'adsorption de l'hydrogène et du sulfure d'hydrogène
par dissociation hétérolytique sur un site mixte composé d'une lacune associée à un
ion molybdène et d'un anion sulfure. La séquence d'étapes élémentaires comprend l'addition
d'un ion hydrure suivie de celle d'un proton. L'hydrodésazotation de la 2,6-diéthylaniline
se fait selon deux voies qui conduisent parallèlement au diéthylcyclohexane et au
diéthylbenzène. La première voie conduit d'abord au diéthylcyclohexène par un mécanisme
d'élimination puis au diéthylcyclohexane. Le diéthylbenzène est produit par une voie
parallèle faisant probablement intervenir un intermédiaire dihydrogéné commun aux
deux voies. Le schéma de désazotation de la quinoléine a été détaillé en utilisant
les différents intermédiaires comme réactifs. Dans les conditions de la réaction,
la quinoléine et la 1,2,3,4-tétrahydroquinoléine sont à l'équilibre thermodynamique.
La quinoléine ou ses dérivés d'hydro-deshydrogénation inhibent la transformation de
l'orthopropylaniline. La rupture de liaison carbone-azote conduisant à la perte d'ammoniac
a lieu par un processus d'élimination et il existe une voie de "désazotation directe"
conduisant au propylbenzène à partir de l'orthopropylaniline. Le sulfure d'hydrogène
a un effet complexe, à la fois promoteur des réactions d'hydrodésazotation aux faibles
pressions partielles et inhibiteur des réactions d'hydrogénation aux fortes pressions
partielles. La modélisation permet de confirmer ces observations et d'en proposer
des explications basées sur les taux de recouvrement de la surface par les espèces
intermédiaires