Identifiant pérenne de la notice : 247853232
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Cette thèse est motivée par la nécessité de mieux comprendre et identifier les processus
physiques mésoéchelles opérant dans les mers subpolaires qui contraignent la formation
et la circulation des eaux denses. Dans ce but, des expériences numériques idéalisées
sont réalisées. Dans une première partie, nous nous intéressons à la représentation
du processus de restratification dans trois modèles : MICOM (isopycnal), OPA (z) et
une version adiabatique dérivée de MICOM dans laquelle la physique de la couche de
mélange est retirée. Nos résultats montrent qu’en l'absence de forçage, la géométrie
de la couche de mélange dans MICOM empêche presque tout retrait de cette couche et
limite fortement le niveau d’instabilité ainsi que les échanges de chaleur. Le comportement
des deux autres modèles est bien plus satisfaisant, mais des différences persistent
dans le développement de l’instabilité barocline et dans les échanges et les transformations
des masses d’eau. Dans une seconde partie, le modèle MICOM dans sa version adiabatique
est retenu pour étudier les processus mésoéchelles associés à la transformation des
masses d’eau en mer du Groenland et leur export vers le passage Groenland-Ecosse,
avec pour objectif de comprendre le lien entre la formation d’eau dense et son export.
Nous montrons que la saisonnalité de la convection n’engendre pas de saisonnalité
de l’export d’eau dense, que le seuil modifie les échanges au détroit et la circulation
dans le bassin, et que la formation des masses d’eau denses est non seulement dépendante
de la répartition spatiale du forçage mais aussi de la déstabilisation du courant
de bord liée à la structure de la topographie.