Identifiant pérenne de la notice : 258595329
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Le retour en phase d’œstrus chez les vaches succède à la lutéolyse du ou des corps
jaune(s) ovarien(s). Associée à cette lyse, une vague de croissance folliculaire terminale
aboutira à une ovulation. Depuis longtemps, l’Homme a voulu interférer dans ces mécanismes
pour induire une lutéolyse et un retour en chaleurs de manière précoce et iatrogène.
La principale molécule utilisée actuellement est la prostaglandine F2a ou son principal
analogue le cloprosténol. L’huile essentielle de myrrhe est obtenue par distillation
d’une oléo-gommo-résine produite par des arbres de la famille Commiphora spp. Connue
depuis longtemps et utilisée sous forme pure, de teinture, d’extraits ou d’huile,
la myrrhe a des propriétés thérapeutiques démontrées dans de nombreux domaines de
santé. Sa toxicité est limitée et généralement seulement à fortes concentrations.
Basé sur une utilisation de terrain, l’usage de cette huile a été étudié pour induire
la lutéolyse de corps jaunes sur des vaches recrutées dans des élevages laitiers.
Trois lots de vaches ont été constitués : un lot témoin négatif, un lot témoin positif
traité aux prostaglandines F2a et un lot traité à l’huile essentielle de myrrhe par
application cutanée. Une étude d’innocuité et de tolérance par mesure de paramètres
cliniques et biochimiques a été effectuée sur les vaches traitées à la myrrhe. Statistiquement,
cette huile provoquerait la lyse de certains corps jaunes mais des biais ont été montrés
lors de l’analyse des résultats. En revanche, elle augmenterait la progestéronémie.
Aucun effet indésirable n’a été observé. Une utilisation plus large en affinant le
protocole utilisé pourrait permettre de montrer un réel effet.