Identifiant pérenne de la notice : 258595515
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : L'ostéointégration, terme développé par le Pr Branemark au milieu des années 1960,
est la clé du succès implantaire. Elle se définit par un contact direct entre le tissu
osseux environnant et l'implant. Même s'il existe une grande fiabilité dans l'implantologie,
des échecs peuvent apparaître. Lorsque ces derniers surviennent dans les trois mois
suivant la pose d'un implant, on parlera d'échecs primaires d'ostéointégration. Cela
se traduit par une absence de contact entre l'os et l'implant. Afin de limiter ces
EPO, il est important de prendre en compte certains facteurs de risque qui peuvent
influencer l'ostéointégration. Matériels et méthodes : Grâce à une étude rétrospective
sur 6 ans au sein de l'UFI du CHU de Nantes nous avons pu étudier 52 cas d'EPO. L'objectif
de l'étude était d'évaluer la prévalence et mettre en évidence les facteurs de risque
retrouvés dans ces cas d'EPO. Résultats : La prévalence des EPO à l'UFI est de 2,4%
sur 6 ans. Les facteurs de risque les plus souvent retrouvés sont la présence d'une
parodontite avec 54% des cas, une mauvaise qualité osseuse du site receveur avec 57,7%
des cas, une position postérieure de l'implant avec 73,1% des cas, une épaisseur de
crête résiduelle après la pose <2mm dans 75,5% des cas, une température dans les blocs
opératoires élevée et une mauvaise hygiène bucco-dentaire autour de l'implant dans
64,9% des cas. Conclusion : Ces résultats sont en accord avec la littérature. Les
EPO restent peu fréquents mais certains peuvent être évités avec une meilleure analyse
pré opératoire et de meilleures conditions de travail. Afin de limiter davantage les
EPO, il serait nécessaire de comparer notre population à la population générale c'est-à
-dire les patients ayant reçus un ou plusieurs implants à l'UFI sans EPO.