paprika.idref.fr paprika.idref.fr data.idref.fr data.idref.fr Documentation Documentation
Identifiant pérenne de la notice : 258595906Copier cet identifiant (PPN)
Notice de type Notice de regroupement

Point d'accès autorisé

Immunothérapie puis gemcitabine, risque de pneumocystose pulmonaire en oncologie thoracique ?

Information

Langue d'expression : français
Date de parution :  2021

Notes

Note publique d'information : 
INTRODUCTION : La pneumocystose pulmonaire (PCP) est responsable de pneumopathies sévères chez les patients immunodéprimés. Le but de cette étude est de comparer l’incidence de la PCP chez des patients traités par immunothérapie puis par gemcitabine en comparaison aux autres patients traités par chimiothérapie et/ou immunothérapie pour essayer d’étayer le rôle de la gemcitabine et des inhibiteurs de points de contrôle dans le développement d’une PCP chez des patients non VIH. MATERIEL ET METHODES : Etude rétrospective entre le 1er janvier 2017 et le 30 juin 2020 des données de patients ayant eu un diagnostic de PCP, traités au CHU ou au Centre Georges François Leclerc à Dijon. Nous avons constitué quatre groupes de patients : immunothérapie puis chimiothérapie par gemcitabine (groupe IG), chimiothérapie sans immunothérapie (groupe C), immunothérapie puis chimiothérapie autre que gemcitabine (groupe IC), immunothérapie juste avant la PCP (groupe I). RESULTATS : Parmi les 211 patients ayant eu un examen direct et/ou une PCR positive à P.jirovecii, nous avons inclus 23 patients : 7 patients dans le groupe IG, 13 patients dans le groupe C, 1 patient dans le groupe IC, 2 patients dans le groupe I. Le taux d’incidence de PCP est supérieur de manière significative (p < 0,001) dans le groupe IG (0,074) par rapport aux 3 autres groupes (0,002 dans le groupe C, 0,001 dans le groupe IC et 0,003 dans le groupe I). Le délai médian entre la première cure de gemcitabine et le diagnostic de PCP était de 52 jours dans le groupe IG. CONCLUSION : Le taux d’incidence de PCP associées à une immunothérapie puis chimiothérapie par gemcitabine semble plus élevé de manière significative que parmi les patients traités pour une tumeur solide selon une autre séquence. En pratique notre travail pose la question de l’introduction d’un traitement préventif de la PCP chez ces patients et la recherche d’autres facteurs de risque.


Notices d'autorité liées

... Références liées : ...