Identifiant pérenne de la notice : 258595906
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : INTRODUCTION : La pneumocystose pulmonaire (PCP) est responsable de pneumopathies
sévères chez les patients immunodéprimés. Le but de cette étude est de comparer l’incidence
de la PCP chez des patients traités par immunothérapie puis par gemcitabine en comparaison
aux autres patients traités par chimiothérapie et/ou immunothérapie pour essayer d’étayer
le rôle de la gemcitabine et des inhibiteurs de points de contrôle dans le développement
d’une PCP chez des patients non VIH. MATERIEL ET METHODES : Etude rétrospective entre
le 1er janvier 2017 et le 30 juin 2020 des données de patients ayant eu un diagnostic
de PCP, traités au CHU ou au Centre Georges François Leclerc à Dijon. Nous avons constitué
quatre groupes de patients : immunothérapie puis chimiothérapie par gemcitabine (groupe
IG), chimiothérapie sans immunothérapie (groupe C), immunothérapie puis chimiothérapie
autre que gemcitabine (groupe IC), immunothérapie juste avant la PCP (groupe I). RESULTATS
: Parmi les 211 patients ayant eu un examen direct et/ou une PCR positive à P.jirovecii,
nous avons inclus 23 patients : 7 patients dans le groupe IG, 13 patients dans le
groupe C, 1 patient dans le groupe IC, 2 patients dans le groupe I. Le taux d’incidence
de PCP est supérieur de manière significative (p < 0,001) dans le groupe IG (0,074)
par rapport aux 3 autres groupes (0,002 dans le groupe C, 0,001 dans le groupe IC
et 0,003 dans le groupe I). Le délai médian entre la première cure de gemcitabine
et le diagnostic de PCP était de 52 jours dans le groupe IG. CONCLUSION : Le taux
d’incidence de PCP associées à une immunothérapie puis chimiothérapie par gemcitabine
semble plus élevé de manière significative que parmi les patients traités pour une
tumeur solide selon une autre séquence. En pratique notre travail pose la question
de l’introduction d’un traitement préventif de la PCP chez ces patients et la recherche
d’autres facteurs de risque.