Note publique d'information : Introduction : Depuis une quinzaine d’années, la prescription de psychotropes chez
le patient mineur va en se majorant. La « vague psychique » de la période COVID-19
semble accentuer ce phénomène. Or, les enfants et adolescents subissent plus d’effets
indésirables que les adultes. Les médecins généralistes sont les premiers prescripteurs
de psychotropes, en particulier dans notre subdivision du Limousin où les pédopsychiatres
manquent. Ils demeurent les garants d’un suivi clinico-biologique de qualité. Durant
la vague, nous avons voulu évaluer leur ressenti concernant leur aptitude à un tel
suivi chez le patient mineur. Méthode : Un questionnaire sécurisé visant les différentes
classes de psychotropes a été créé. Nous avons appelé de manière aléatoire des médecins
généralistes de la Haute Vienne. La population cible est de 414 praticiens, nous visions
250 réponses. Après passation, le praticien recevrait un livret récapitulant les indications,
effets indésirables et modalités de suivi des psychotropes chez le mineur. Résultats
& Discussion : Après 110 appels effectués, nous n’avons pu faire passer aucun questionnaire.
La majorité des praticiens se montrent intéressés, mais leur activité ne leur permet
pas de dégager dix minutes. Certains praticiens apparaissent en surmenage devant une
activité clinique trop intense. Ils constatent une augmentation nette des consultations
pour motif psychiatrique, en particulier chez les jeunes. Conclusion : Si notre étude
a été interrompue du fait de la non-disponibilité des praticiens généralistes, force
est de constater que le renforcement du partenariat est plus que jamais d’actualité.
Les médecins généralistes de Haute Vienne subissent une période difficile, et nous
espérons que leur fournir un livret d’aide aux maniements des psychotropes chez le
mineur les aideront à faire face à la « vague psychique » avec nous.
Note publique d'information : Introduction: For the past fifteen years, the prescription of psychotropic drugs in
minors has been increasing. The "psychic wave" of the COVID-19 period seems to accentuate
this phenomenon. However, children and adolescents experience more side effects than
adults. General practitioners are the first prescribers of psychotropic drugs, in
particular in our Limousin subdivision where child psychiatrists are lacking. They
remain the guarantors of quality clinical and biological monitoring. During the wave,
we wanted to assess their feelings about their aptitude for such follow-up in the
minor patient. Method: A secure questionnaire targeting the different classes of psychotropic
drugs was created. We randomly called general practitioners in Haute Vienne. The target
population is 414 practitioners, we were aiming for 250 responses. After the examination,
the practitioner would receive a booklet summarizing indications, adverse effects
and methods of monitoring psychotropic drugs in minors. Results & Discussion: After
110 calls made, we were unable to pass any questionnaires. The majority of practitioners
are interested, but their activity does not allow them to free ten minutes. Some practitioners
appear to be overworked in the face of too intense clinical activity. They observe
a clear increase in consultations for psychiatric reasons, in particular among young
people. Conclusion: If our study was interrupted due to the unavailability of general
practitioners, it is clear that strengthening the partnership is more relevant than
ever. General practitioners in Haute Vienne are having a difficult time, and we hope
that providing them with a booklet to help them deal with psychotropic drugs in minors
will help them cope with the "psychic wave" with us.