Note publique d'information : Les pratiques de contrôle des maladies des plantes chez les paysans riziculteurs constituent
aujourd'hui l'une des préoccupations majeures du gouvernement indonésien. Des considérations
économiques, écologiques, mais aussi de santé publique en ont fait un enjeu national.
L’introduction de l'innovation pht est parvenue à diminuer la fréquence d'utilisation
des pesticides et à augmenter le profit des paysans. Ces résultats doivent cependant
être nuances. Un certain nombre des paysans restent encore dépendants des pesticides,
surtout dans les zones principales de la production du riz. Ils les utilisent en effet
régulièrement et n'hésitent pas à employer des marques prohibées. L’objectif de cette
recherche consiste à appréhender les pratiques de contrôle des maladies des plantes
d'un point de vue psychosocial. Existe-t-il une relation entre les pratiques de contrôle
des maladies des plantes et les représentations professionnelles des paysans ? Comment
les contextes professionnels interviennent dans cette relation ? Comment la formation
pht qui constitue l'un des moyens de diffusion de cette innovation influence les pratiques
de contrôle des maladies des plantes ? Pour répondre à ces questions, nous nous sommes
basés sur des questionnaires et des entretiens (individuels et collectifs) recueillis
auprès de trois cent riziculteurs. Les relations entre les représentations professionnelles
et les pratiques de contrôle des maladies des plantes varient selon le contexte professionnel.
Lorsque la coercition institutionnelle est forte ce sont les prescriptions qui interviennent
dans la relation entre les pratiques et les représentations professionnelles. A l'inverse,
lorsque la coercition institutionnelle est faible ce sont les représentations professionnelles
qui orientent les pratiques. La participation à la formation pht n'est pas liée aux
pratiques de contrôle des maladies des plantes. Cette étude cherche à montrer comment
les paysans essaient toujours de concilier leur intérêt personnel avec celui des décideurs.
Cette recherche se veut être une contribution à l'étude de la formation d'adultes
en montrant comment le contexte professionnel peut influencer l'adoption d'une innovation.
Note publique d'information : The way that rice farmers manage plant diseases is currently one of the major preoccupations
of the indonesian government. It has become a national issue due to economic, ecological
and public health considerations. The introduction of integrated pest management (ipm)
has decreased the use of pesticides and increased profit margins for rice farmers.
these results must be qualified, however. some rice farmers still depend on pesticides,
particularly in the main rice production areas. they not only use them regularly but
do not hesitate to use unauthorized products. The purpose of this research is to apprehend
plant disease management practices from a psycho-social viewpoint. is there any relationship
between plant disease management practices and the professional representations of
the farmers? what influence does professional context have in this relationship ?
How does ipm training, used to spread ipm practices, influence plant disease management
? To answer such questions, three hundred rice farmers were interviewed (individual
or group interviews) and filled in questionnaires. The relationship between professional
representations and pest management practices varies depending on the professional
context. when institutional coercion is marked, it is the legal prescriptions which
influence the relationship between professional representation and practices. inversely,
when institutional coercion is less marked, professional image guides practices. Participation
in ipm training courses is unrelated to plant disease management. this study seeks
to show how rice farmers constantly seek to reconcile their personal gain with that
of decision-makers. this research aims to contribute to the study of adult training
by showing how the professional context can influence the adoption of innovation.