Identifiant pérenne de la notice : 260463507
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Les femmes sont amenées à rencontrer de nombreux professionnels de santé au cours
de leur suivi gynécologique et obstétricale. Depuis 2014, elles dénoncent les actes
sexistes ou les maltraitances qu'elles subissent lors de leur suivi médical. Ceux-ci
sont regroupés sous le terme de violences gynécologiques et obstétricales. On assiste
depuis, à une forte médiatisation autour de ce sujet. De nombreuses enquêtes ont commencé,
interrogeant les patientes sur le vécu de leur accouchement notamment. Il nous semblait
pertinent de questionner directement les professionnels de l'obstétrique, afin de
comprendre l'importance et la genèse de ces violences. Nous avons fait le choix de
nous concentrer seulement sur ceux qui exercent en salle de naissance. En effet, c'est
un service à risque où l'intimité est parfois mêlée à l'urgence vitale. L'objectif
de ce mémoire est d'évaluer la connaissance du concept de violences obstétricales
par les gynécologues-obstétriciens et les sages-femmes qui travaillent en salle d'accouchement.
Egalement, de comprendre quelles sont les causes de ces violences obstétricales, ainsi
que les solutions qui peuvent permettre de lutter contre celles-ci. Nous souhaitons
aussi évaluer l'impact qu'ont eu les polémiques autour des violences obstétricales
sur la pratique des soignants. Dans un deuxième temps, il a pour but une sensibilisation
à l'éthique clinique des professionnels de santé. Pour cela, nous avons réalisé une
étude rétrospective auprès des sages-femmes et gynécologues-obstétriciens du CHU de
Nantes et du CHD Vendée de La Roche sur Yon, grâce à un questionnaire diffusé via
internet sur le logiciel Google Forms®. Nous pouvons ainsi dire, que les violences
obstétricales sont une réalité au sein des services de salle de naissance, puisque
la majorité des soignants interrogés y ont déjà été confrontés. Les causes principalement
évoquées sont l'urgence, l'absence de recueil du consentement ou l'absence de prise
en charge de la douleur. Afin de tenter de prévenir et de réduire ce phénomène, il
faut renforcer la communication avec les patientes tout au long du suivi et former
d'avantage les professionnels. Ces derniers semblent avoir faire évoluer leurs pratiques
suite à la médiatisation des violences obstétricales, en accentuant leur vigilance
autour du consentement notamment.