Note publique d'information : Cette recherche envisage l'émergence, dans le récit fantastique du XIXe siècle, de
la dimension de l'inconscient. une première partie montre comment la fiction fantastique
est ancrée dans les bouleversements scientifiques qui ont modifié la mentalité occidentale.
Une seconde partie est consacrée à la comparaison du récit fantastique avec le rêve
: retrouve-t-on dans le conte fantastique les traits qui caractérisent les rêves ?
Peut-on justifier cette lecture s'appuyant sur les théories de l'inconscient ? La
troisième partie pose la question de la folie comme cause de la transmutation de l'univers
narratif, car c'est bien ce qui constitue le récit fantastique en un genre émergent.
Peut-on lire aussi, en adoptant la technique freudienne, le récit fantastique comme
la genèse d'un épisode délirant ou maniaque ? La quatrième partie envisage la modélisation
des problèmes psychiques que la théorie psychanalytique mettra en lumière au siècle
suivant. Si la psychanalyse a cet aspect étrangement inquiétant, ne le doit-elle pas
à une influence de la littrature fantastique ? Et inversement, si le récit fantastique
reçoit un acceuil mitigé, n'est-ce pas dû à ses origines inconscientes ? Comment l'inconscient
se manifeste-t-il à l'homme du XIXe siècle ? N'Y-a-til pas à cette époque émergence
d'un genre nouveau, chargé de formaliser les débats du temps sur un concept qui n'existe
que de façon très controversée ? Enfin cette émergence n'invite-telle pas à une relecture
des contes merveilleux dans l'optique psychanalytique ? Quelle est la part de l'héritage
de la tradition, et en quoi peut-on parler d'émergence d'un genre nouveau ? N'Y a-t-il
pas une mise en perspective du merveilleux, de la superstition, qui, à l'instar de
la démarche psychanalytique, tenterait d'exorciser de vieux fantasmes de la littératures
? Et se racontant sous des formes nouvelles, le merveilleux pai͏̈en chercherait-il
à prendre conscience de ses origines immémoriales, dans l'inconscient des hommes ?