Note publique d'information : Médicament pilier dans la prise en charge des symptômes dus à la COVID19 ayant subi
une abolition de sa délivrance en libre accès, le paracétamol reste, en dépit de sa
longue histoire, un sujet d'actualité. Ce travail établit une synthèse des éléments
disponibles sur cette molécule : son histoire, sa pharmacodynamie, sa pharmacocinétique
ainsi que les formulations galéniques disponibles sur le marché. Les données mondiales
de pharmacovigilance montrent que les États-Unis et la France restent les principaux
pays déclarants des effets indésirables, qui surviennent majoritairement chez des
femmes de 18 à 44 ans. Les effets indésirables mis en évidence en conditions réelles
d'utilisation diffèrent de ceux mentionnés dans le RCP. S'ils peuvent être soumis
à différents biais, ils nous renseignent plus finement sur les effets indésirables
graves ou rares qui représentent plus d'un tiers des déclarations. Par ailleurs, les
données de remboursements pour les spécialités à base de paracétamol seul montrent
une diminution du nombre de consommants et de remboursements entre l'année de référence
(2019) et celle touchée par la COVID19 (2020).
Note publique d'information : As the main molecule recommended for relieving symptoms due to COVID19 and given the
abolition of its over-the-counter delivery, paracetamol remains, despite its long
history, a social issue. This thesis sums up the available data on this molecule:
its history, pharmacodynamics, pharmacokinetics and galenic formulations. Worldwide
pharmacovigilance data show that the United States and France remain the major countries
reporting adverse reactions. Adverse reactions identified under real-life conditions
differ from those mentioned in the SPC. They occur predominantly in women between
18 and 44 years old. Although they might be subject to some biases, these reports
provide more detailed information on serious or uncommon adverse events, which represent
more than a third of the reports. Furthermore, reimbursement data for paracetamol-based
specialities show a decrease in the number of users and reimbursements between 2019
(reference year) and 2020 (year affected by COVID19).