Note publique d'information : Objectif : Etudier l'impact des grossesses rapprochées (intervalle de grossesse <
12 mois) sur la morbi-mortalité materno-fœtale après une césarienne versus après un
accouchement voie basse. Matériels et méthodes : Etude rétrospective monocentrique
avec une base de données issue du système d'information périnatale du CHU de Nantes.
Participants : 202 patientes multipares ayant accouché de singleton au moins deux
fois au CHU de Nantes avec la deuxième naissance comprise entre le 01 janvier et le
31 décembre 2019. Principales mesures : Odds ratio d'un intervalle « inter-grossesse
» court après une césarienne sur le surpoids, la pré-éclampsie, le diabète gestationnel,
la rupture prématurée des membranes, l'hémorragie de la délivrance, l'anémie, la prématurité,
le petit poids à la naissance et le bien être fœtal. Résultats : Les femmes débutant
une grossesse dans les 12 mois suivant une césarienne avaient un risque augmenté de
surpoids (OR=3,74 ; 95% IC [1,27–6,22]) et d'anémie (OR=5,18 ; 95% IC [1,47-18,28])
comparé à celles débutant une grossesse dans les 12 mois suivant un accouchement voie
basse. Les résultats montraient une augmentation significative d'anomalies du rythme
cardiaque fœtal (OR=3,16 ; 95% IC [1,19–8,43]), d'extraction instrumentale (OR=11,19
; 95% IC [2,08 – 60,03]) et de délivrance artificielle- révision utérine (OR=4,59
; 95% IC [1,28 – 16,40]). La seule complication fœtale retrouvée était l'hypoxie avec
des lactates au cordon pathologiques (OR=3,58 ; IC 95% [1,36-9,40]). Conclusion :
Une grossesse rapprochée après une césarienne est associée à un risque significativement
augmenté de complications materno-fœtales.