Note publique d'information : Introduction : toutes les conditions sont réunies pour la survenue d'une épidémie
de maladies transmises par Aedes Albopictus en Midi-Pyrénées : un vecteur implanté
et actif dans toute la région, des échanges de populations provenant de pays de zone
d'endémie à risque d'être des cas importés et des exemples par le passé de survenue
de micro-foyers épidémiques en Europe. Les médecins généralistes représentent un maillon
essentiel en matière de santé publique, ils sont indispensables pour le diagnostic
et le signalement des cas ainsi que la diffusion des mesures de prévention permettant
ainsi de limiter le risque d'émergence d'une arbovirose. L'objectif de l'étude est
d'évaluer les connaissances des médecins généralistes de Midi-Pyrénées concernant
les données épidémiologiques, le diagnostic et les mesures de prévention concernant
les pathologies d'importation que sont la dengue, le chikungunya et le virus Zika.
Matériel et méthode : c'est une étude KABP, transversale, prospective de novembre
2018 à avril 2019, basée sur un questionnaire diffusé par l'URPS ML Occitanie à la
liste des médecins généralistes de la région Midi-Pyrénées et également diffusé aux
internes rattachés à Toulouse via les réseaux sociaux. Résultats / Discussion : 184
médecins ont répondu à l'étude. 28,3 % des médecins interrogés estiment impossible
la survenue d'une épidémie en Midi-Pyrénées et 34,2 % ne pensent pas que le vecteur
soit actif et implanté dans la région. En dehors de voyage récent en zone endémique,
68,5% ne suggèrent pas d'arbovirose devant un tableau clinique évocateur. La déclaration
obligatoire n'est connue que par la moitié des médecins répondant à l'étude : 54,4%
pour la dengue, 48,9% pour le chikungunya et 52,2 % pour le Zika. Enfin, 50,5% d'entre
eux disent ne jamais avoir été informés sur l'une de ces maladies. Conclusion : Les
mesures de préventions pour la lutte anti-vectorielle sont bien connues des médecins
généralistes mais le risque de survenue d'une épidémie dans la région est sous-estimé.
Le signalement de ces pathologies à l'ARS n'est pas toujours réalisé et son intérêt
méconnu. L'information aux médecins généralistes doit être poursuivie pour les sensibiliser
au risque d'émergence d'une pathologie d'importation dans la région
Note publique d'information : Introduction: all the conditions are favorable for the occurrence of an epidemic of
diseases transmitted by Aedes Albopictus in Midi-Pyrénées: a vector established and
active throughout the region, exchanges of populations from countries in endemic areas
at risk of being imported cases and examples in the past of the occurrence of epidemic
micro-foci in Europe. General practitioners represent an essential link in public
health, they are essential for the diagnosis and reporting of cases as well as the
dissemination of preventive measures, thereby limiting the risk of emergence of arbovirus.
The aim of the study is to assess the knowledge of general practitioners in Midi-Pyrénées
regarding epidemiological data, diagnosis and preventive measures concerning the import
pathologies of dengue, chikungunya and Zika virus. Material and method: it is a KABP,
transversal, prospective study from November 2018 to April 2019, based on a questionnaire
distributed by URPS ML Occitanie to the list of general practitioners in the Midi-Pyrénées
region and also distributed to interns attached to Toulouse using the social networks.
Results / Discussion : 184 doctors answered to the study. 28.3% of the doctors questioned
consider it impossible for an epidemic to occur in Midi-Pyrénées and 34.2% do not
think that the vector is active and implanted in the region. Apart from a recent trip
to an endemic area, 68.5% do not suggest arbovirus in front of a suggestive clinical
picture. Mandatory reporting is only known by half of the doctors responding to the
study: 54.4% for dengue, 48.9% for chikungunya and 52.2% for Zika. Finally, 50.5%
of them say they have never been informed about one of these diseases. Conclusion:
preventive measures for vector control are well known to general practitioners, but
the risk of an epidemic occurring in the region is underestimated. The reporting of
these pathologies to the ARS is not always carried out and its value unrecognized.
Information to general practitioners must be continued to make them aware of the risk
of the emergence of an import pathology in the region