Identifiant pérenne de la notice : 264625064
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Avec l'augmentation de l'âge des animaux de compagnie dans les pays développés, les
vétérinaires doivent gérer un nombre croissant de cas de cancers. Les alternatives
thérapeutiques disponibles en clinique vétérinaire jusqu'en 2009 venaient pour la
plupart de l'industrie pharmaceutique humaine et étaient peu adaptées à l'utilisation
animale. Ces traitements anticancéreux, le plus souvent de nature chimiotoxique, étaient
difficilement accessibles à la profession et délicats à manipuler, si bien que beaucoup
de vétérinaires étaient réfractaires à leur utilisation. Par ailleurs, le niveau de
connaissances en oncologie animale est toujours extrêmement hétérogène en Europe,
et ce domaine n'est pour l'instant réservé qu'à des vétérinaires spécialisés. Ces
observations sont autant de preuves de la nécessité d'un marché oncologique spécifiquement
animal en Europe et témoignent d'un réel besoin exprimé par la profession vétérinaire
vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques. Dans ce contexte, le laboratoire Pfizer
Santé Animale a lancé en 2010 le Palladia™ (phosphate de tocéranib), molécule développée
spécifiquement pour le chien, et faisant partie d'une nouvelle classe thérapeutique
: les inhibiteurs des récepteurs à activité tyrosine kinase. Son effet bénéfique associé
à peu d'effets secondaires a été démontré sur les mastocytomes cutanés de grade II
et III récidivants ou non résécables, tumeur cutanée la plus représentée chez le chien.
Notre étude précise la stratégie par phases de lancement successives chacune à destination
d'une catégorie différente de vétérinaires telle qu'adoptée par Pfizer pour mieux
accéder à ce marché naissant, tout en se distinguant de son concurrent direct AB Science.
Dans cette aire thérapeutique plus que d'autres, la publication d'études apportant
de nouveaux éléments sur l'utilisation multimodale des traitements est un facteur
clef de succès. Au vu des parutions récentes, on peut raisonnablement penser que ce
marché est un futur vecteur de croissance de l'industrie pharmaceutique vétérinaire
au même titre que dans l'industrie pharmaceutique humaine.