Note publique d'information : On croit connaître le nom et le prénom de son arrière grand-père, soldat tué en 1915,
mais on ne le retrouve pourtant pas dans les listes de morts pour la France. On tient
pour acquis le patronyme que l’on porte mais on ne le repère pas dans les tables décennales
du XIXe siècle... En généalogie, lorsqu’on remonte le temps, les noms et les prénoms
peuvent jouer des tours auxquels on ne s’attend pas et la recherche s’en trouve compliquée.
Ceux qui débutent en généalogie ignorent souvent que, jusqu’à l’entre-deux-guerres,
beaucoup de nos aïeux ne portaient pas comme prénom usuel celui de l’état civil. Ils
ignorent aussi que, dans de nombreuses régions, par exemple la Normandie, c’était
le dernier prénom de l’état civil (et pas le premier comme aujourd’hui) qui était
utilisé au quotidien. Ainsi, votre arrière grand-père, enregistré à l’état civil sous
les prénoms de Marie-Louis-Victor, n’a peut-être été connu dans la famille que comme
Victor ou comme Ernest ! Cette nouvelle édition détaille davantage tous les pièges
que les prénoms peuvent poser. Quant aux noms de famille, leur orthographe s’est figée
en 1877, avec l’apparition du livret de famille. Plus vous remonterez votre arbre
généalogique, plus vous trouverez de variantes orthographiques. Phonétiquement, le
nom restait le même... à quelques exceptions près. Car certaines époques avaient l’habitude
de traduire les patronymes, certaines régions celles de prononcer différemment certaines
syllabes, ce qui entrainait des transformations des noms lors des déplacements des
familles. D’où l’utilité de ce guide pratique pour lever bien des blocages.