paprika.idref.fr paprika.idref.fr data.idref.fr data.idref.fr Documentation Documentation
Identifiant pérenne de la notice : 264627040Copier cet identifiant (PPN)
Notice de type Notice de regroupement

Point d'accès autorisé

Incidence et complications des désordres glycémiques chez les patients atteints de formes sévères de COVID-19 en réanimation

Information

Langue d'expression : français
Date de parution :  2022

Notes

Note publique d'information : 
Contexte : La COVID-19 est une maladie respiratoire apparue en Décembre 2019. Les formes graves avec nécessité d’hospitalisation en réanimation semblent caractérisées par une réaction inflammatoire intense susceptible de générer des perturbations importantes du métabolisme glucidique. De nombreuses études ont montré l’impact délétère de l’hyperglycémie de stress sur le pronostic des patients en réanimation. L’objectif de cette étude est de décrire l’incidence des anomalies glucidiques au cours de la pathologie à COVID-19 sévère en réanimation et d’étudier les associations entre le métabolisme glucidique et le devenir des patients ayant contracté une forme grave. Matériel et méthode : Nous avons réalisé une étude observationnelle, rétrospective, multicentrique sur les CHU de Dijon et de Besançon. La population étudiée est composée de patients de plus de 18 ans, non diabétiques, hospitalisés en réanimation pour forme grave de COVID-19 entre le 1er Mars 2020 et le 15 Mai 2020. Le critère de jugement principal était la présence d’un trouble glycémique caractérisé par la présence d’une hypoglycémie (< 0,6 g/L), d’une hyperglycémie (> 2 g/L) ou la nécessité d’un traitement par insuline. Les critères de jugement secondaires étaient la mortalité à J28, le nombre de jours sans ventilation mécanique à J28, la survenue de complications durant le séjour en réanimation et la variabilité glycémique, qui correspond à la différence entre la glycémie maximum et minimum des 24 premières heures.Résultats : L‘incidence de la survenue d’une anomalie de la régulation glucidique était de 20 patients sur 95 (21%), 16 patients ont présenté une hyperglycémie (17%) et 4 patients ont présenté une hypoglycémie (4%). Seize patients ont nécessité un traitement par insuline dès leur admission (17%). Nous n’avons pas retrouvé de différence significative sur le nombre de désordres glycémiques entre les patients vivants et sortis de réanimation à J28 et ceux décédés ou non sortis à J28. Nous n’avons pas retrouvé de différences significatives entre les patients ayant présenté des hyperglycémies et ceux n’en ayant pas présenté que ce soit sur leurs caractéristiques, leurs complications, le nombre de jour sans ventilation mécanique ou la mortalité. De même que précédemment, nous n’avons pas trouvé de différences significatives en fonction de la présence d’une hypoglycémie. Discussion : Ces résultats sont discordants de ceux de la littérature qui met en évidence des complications et une mortalité plus importante chez les patients COVID-19 graves ayant présenté des troubles du métabolisme glucidique. Nous expliquons ces différences par l’absence de patients diabétiques dans notre étude, qui sont sujets à plus de complications en réanimation, et par l’absence de standardisation des seuils d’hyperglycémie utilisés dans les différentes études. Conclusion : L‘incidence de la survenue d’une anomalie de la régulation glucidique était de 20 patients sur 95 (21%). Notre étude n’a pas retrouvé d’association entre la présence de trouble du métabolisme glucidique et l’évolution des patients non diabétiques en réanimation, hospitalisés pour forme sévère de COVID-19.


Notices d'autorité liées

... Références liées : ...