Note publique d'information : Le jeûne, dans la pratique religieuse est synonyme de salut, nous le retrouvons dans
l’ensemble des religions afin de laver ses péchés, redémarrer une vie saine et pour
arrêter une situation catastrophique. Depuis l’Antiquité, des personnes pensent que
jeûner permet d’entretenir ou de retrouver la santé. Pour certains, forcer l’alimentation
d’une personne malade est contre nature, obligeant le corps à utiliser son énergie
pour digérer les aliments plutôt qu’à combattre la maladie. Pour beaucoup d’autres,
le jeûne induit principalement une dénutrition chez le patient pouvant entrainer sa
mort. Aujourd’hui, un lien entre alimentation, santé et maladie est établi. En France,
en 2021, on estime que 19000 nouveaux cas de cancers sont imputables à la surcharge
pondérale. Dans les années 60, une étude chez la souris, démontre que le jeûne augmente
leur durée de vie et diminue l’incidence des cancers. Par la suite, plusieurs études
pré-cliniques prouvent que faire jeûner 48 à 60 heures des souris, permet l’administration
de fortes doses d’Etoposide ou de Cyclophosphamide sans induire leur mort. A l’arrêt
du jeûne, la perte de poids est naturellement compensée et ce malgré l’injection de
chimiothérapie. Le Docteur Valter Longo et d’autres chercheurs, ont prouvé chez la
souris que le jeûne protège les cellules normales de la chimiothérapie et augmente
sa cytotoxicité sur les cellules cancéreuses. La pratique est porteuse d’espoir pour
les patients mais encore marginale à cause du manque d’études cliniques de grandes
ampleurs.