Note publique d'information : À partir de la fin du XVIIIe siècle, les mises en scène fictionnelles de l'aveu se
multiplient. Cet ouvrage s'intéresse à la scène romanesque de confession telle qu'on
la trouve représentée chez six autrices et auteurs issus des espaces anglais, français
et russe : Ann Radcliffe, George Sand, Charlotte Brontë, Fédor Dostoïevski, Maxime
Gorki et Georges Bernanos. La comparaison invite à se déprendre des catégories traditionnelles
de l'histoire littéraire. En s'inscrivant dans une seule et même dynamique narrative,
celle du roman à mystères, cette scénographie vient révéler plusieurs contradictions
du partage public-privé-intime en contexte de création postromantique. Envisagée au
prisme d'une histoire culturelle de l'aveu, une telle mosaïque de textes ne doit pas
manquer d'entrer en résonance avec la prolifération hypermoderne des mises en scène
de soi. Les paradoxes de leurs aveux imaginaires deviennent ainsi nos paradoxes.
Note publique d'information : This book examines the proliferation of self-disclosures that has occurred in European
fiction since the end of the 18th century. Its object is the novelistic scene of confession
as we find it represented by six authors from England, France and Russia: Ann Radcliffe,
George Sand, Charlotte Brontë, Fedor Dostoyevsky, Maxime Gorki and Georges Bernanos.
The comparison invites us to distance ourselves from the traditional categories of
literary history. By fitting into the narrative dynamic of romantic mysteries, this
scenography reveals a fundamental fragility of the division between public and private
in the context of post-Romantic creation. Viewed through the prism of a cultural history
of confession, such a mosaic of texts can finally resonate with the hypermodern proliferation
of self-expression. The paradoxes of their imaginary confessions thus become our paradoxes