Identifiant pérenne de la notice : 266378501
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : En Asie, la genèse des sociétés moderne s'effectue dans une crise permanente. Les
transformations ont été introduites ou accélérées de façon plus ou moins forcée, par
les états qui avaient fait des pays asiatiques leurs colonies ou les avaient placé
dans leurs sphères d'influence économique, politique et culturelle. La soumission
des peuples et de leur gouvernement a-t-elle jamais été réelle ? Elle n'a été toujours
obtenue qu'à travers des guerres de conquête ; au-delà de celles-ci, les résistances,
qu'elles aient été passives ou actives, n'ont pas cessé. La révolte est le réflexe
primordial des peuples atteints dans leur indépendance mais plus encore dans l'intégrité
de leur être culturel. C'est donc au plus profond de celui-ci que ces peuples puisent
leurs références mobilisatrices, à la fois vigoureuses et vulnérables. Ces mythologies
souffrent-elles de leur archaïsme ou davantage de ne pas avoir atteint l'universalité
des doctrines et des méthodes impérialistes ? Apparemment les révoltes sont vouées
à la défaite et, simultanément ou successivement, les réformes sont des tentatives
d'éviter le retour des rébellions en réajustant partiellement les politiques aux revendications
des groupes sociaux. Est-ce parce que les réformes n'atteignent jamais l'intégralité
et la radicalité qu'elles échouent ou du moins perdent de leur efficacité? Les réformes
manquées et les révoltes brisées inspirent les projets et les volontés révolutionnaires.
La révolution vise au renversement d'une situation de fait mais est-ce sa seule radicalité
qui lui insuffle sa force principale ? N'est-ce pas plutôt que les doctrines dont
les révolutions s'inspirent : le nationalisme, le panasiatisme, l'islam, le communisme,
ont en commum le dépassement des petites patries, des ethnies, des religions naturelles
et des sectes. Grâce à elles, la révolution atteint la dimension universelle qui lui
permet d'affronter l'impérialisme à armes égales ou presque. La réappropriation de
l'indépendance