Identifiant pérenne de la notice : 267820135
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Contexte. L’aspirine ou acide acétylsalicylique est un principe actif mondialement
utilisé depuis plus d’un siècle pour son action antalgique. Son utilisation a été
largement supplantée par les anti- inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) dans le traitement
des douleurs mécaniques de l'appareil locomoteur, plus particulièrement dans l’arthrose.
Pourtant, l'aspirine reste fortement utilisée notamment en automédication, usage facilité
par un accès sans prescription. Quelle balance bénéfice- risque pour l'aspirine dans
ces indications ? Objectif. L’objectif de cette étude est d’analyser les données d’efficacité
et de tolérance de l’aspirine dans le traitement des douleurs mécaniques de l’appareil
locomoteur disponibles dans la littérature. Méthode. Nous avons conduit une revue
systématique selon les critères PRISMA dans les principales bases de données (Cochrane,
Pubmed, Embase), en recensant les essais contrôlés randomisés comparant l’aspirine
contre placebo ou autre molécule antalgique. Les critères de jugements principaux
étaient l’efficacité sur la douleur et la survenue d'effets indésirables. Résultats.
Sur 2447 études, 34 ont été retenues. La qualité méthodologique incertaine voire faible
des 4 essais inclus pour méta-analyse n’a pas permis de la réaliser. L’aspirine semblerait
supérieure à un placebo dans la douleur liée à l’arthrose, tandis qu’aucune différence
significative n’a été retrouvée en comparaison avec les AINS disponibles en France.
L’aspirine apparaît moins bien tolérée lorsqu’elle a été comparée à un placebo, au
paracétamol ou aux AINS, principalement pour des posologies supérieures ou égales
à 3000 mg/j et au-delà de 4 semaines de traitement. Les effets indésirables étaient
surtout d'ordre digestif, sans différence évidente sur la survenue d’évènements indésirables
graves. Conclusion. Les essais retrouvés dans cette revue tendent à montrer une efficacité
de l’aspirine équivalente aux AINS avec des évènements indésirables plus fréquents.
En pratique, la qualité des données de la littérature s’avère insuffisante pour attribuer
un niveau de preuve satisfaisant à l’aspirine dans le traitement antalgique des douleurs
mécaniques de l’appareil locomoteur.