Identifiant pérenne de la notice : 267820933
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Credo et crédit ne font pas bon ménage. Nécessaire au développement mais symbole d’une
mondialisation non maîtrisée, l’industrie financière est devenue aussi complexe que
scandaleuse. Sans parole forte qui puisse en inspirer les acteurs, qu’ils soient responsables
d’entreprises, opérateurs des marchés ou régulateurs, la part sombre de la finance
échappera à tout contrôle. Certes, le christianisme porte une telle parole, inspirée
des textes saints, véhiculée par les Pères de l’Église, les conciles, les ordres religieux,
souvent à rebours des pratiques financières courantes. Mais l’Église catholique a
tardé à intégrer dans sa doctrine sociale un discours normatif sur les questions financières
: la publication d’Oeconomicae et pecuniariae quaestiones, signé en première main
de la Congrégation pour la doctrine de la foi, date de 2018. Dans cet essai bref et
pertinent, Frédéric Lobez retrace la longue histoire de l’Église et de l’usure et
analyse la position actuelle du Vatican sur la finance. Articulant foi et raison,
cherchant à discerner qui des institutions du capitalisme ou des capitalistes est
comptable des erreurs de la finance, il interroge les principes structurants de la
pensée sociale catholique : comment l’Église peut-elle tenir un discours cohérent
sur la finance ?