Note publique d'information : CONTEXTE: De nos jours, la quête d'une estime de soi stable et équilibrée alimente
notre quotidien à tous ses niveaux (professionnel, familial, social, éducatif, sanitaire...)
afin de pouvoir survivre dans des sociétés empruntes de tensions (sociales, sociétales,
familiales, professionnelles..). À travers les liens de causes à effets qu'un trouble
de l'estime de soi peut avoir avec diverses pathologies psychiatriques, il représenterait
l'une des sources majeures de souffrances psychologiques et d'altération de la qualité
de vie. Dans l'état de stress post traumatique (ESPT), un trouble de l'estime de soi
est trés fréquemment retrouvé. En pratique clinique, ce trouble d'estime de soi persiste
trés souvent pendant des années, même lorsque le patient est en état de rémission.
Ceci nous amène alors à nous poser la question de la prise en charge actuelle des
troubles de l'estime de soi dans l'ESPT. Or à ce jour, aucune étude clinique n'a objectivé
un trouble de l'estime de soi comme un potentiel symptôme résiduel de l'ESPT. C'est
dans cet optique que nous présentons un protocole d'étude. OBJECTIF : L'objectif principal
est d'évaluer la prévalence d'un trouble de l'estime de soi chez des adultes en rémission
d'un ESPT. Par ailleurs, toutes les caractéristiques de la population, du ou des traumatisme(s),
de l'ESPT, de sa prise en charge et de sa rémission seront évaluées. MÉTHODE : Le
protocole présenté est celui d'une étude pilote transversale, non interventionnelle
et multicentrique. Le niveau de l'estime de soi globale sera évalué avec l'aide de
l'échelle de Rosenberg en auto-questionnaire. CONCLUSION : Au terme de notre travail
bibliographique en vue de la mise en place d'une étude pilote concernant un trouble
de l'estime de soi dans les états de rémission de l'ESPT, nous constatons l'importance
capitale d'une estime de soi de qualité et stable tout au long de la vie. Ceci pourrait
permettre non seulement une qualité de vie suffisante mais également de permettre
une rémission voir une guérison plus rapide d'un ESPT et de limiter les rechutes et
les comorbidités. De ce fait, la question de la prise en charge spécifique de cette
estime de soi se pose plus que jamais tant dans le domaine sanitaire qu'éducatif,
social ou familial, en vue de favoriser le développement global de l'individu et par
extension, de l'ensemble de nos sociétés contemporaines.