Identifiant pérenne de la notice : 280412312
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Un taux élevé de stimulation ventriculaire droite (SVD) est associé à un risque accru
d'hospitalisation pour insuffisance cardiaque. Il existe très peu de données sur les
facteurs prédictifs d’un taux élevé de SVD chez les patients implantés d’un stimulateur
cardiaque après une implantation de valve aortique par voie percutanée (TAVI). METHODE
Cette étude observationnelle a inclus tous les patients ayant été implantés d’un stimulateur
cardiaque après un TAVI de janvier 2013 à juillet 2023 dans notre centre. Les patients
non suivis dans notre centre ou implantés avec une stimulation physiologique ont été
exclus de notre étude. Un taux élevé de SVD a été défini comme un pourcentage de stimulation
ventriculaire >20% (>20%VP) à 3 à 12 mois de suivi. Les stimulateurs cardiaques ont
été programmés avec un algorithme favorisant la conduction atrio-ventriculaire spontanée,
sauf en cas de bloc atrio-ventriculaire complet persistant. RESULTATS Parmi les 193
patients inclus dans l'analyse, près de la moitié (47,7%) ont présenté un taux élevé
de SVD à 3 à 12 mois de suivi. Le sexe masculin (OR=2.33, 95%CI 1.24–4.39), la fibrillation
atriale (FA) permanente (OR=2.65, 95%CI 1.14–6.14) et le bloc atrio-ventriculaire
(BAV) de haut degré comme indication d’implantation (OR=5.36, 95%CI 2.37–12.15) sont
des facteurs prédictifs indépendants d’un taux élevé de SVD. Un score de risque (H2AS
score) comprenant le BAV de haut degré (2 points), la FA permanente (1 point) et le
sexe masculin (1 point) permet de prédire >20%VP, avec un score ≥ 3 correspondant
à 68% de prévalence de >20%VP. Durant un suivi médian de 27.7 mois, >20%VP est associé
à une incidence plus élevée de mortalité toute cause et/ou hospitalisation pour insuffisance
cardiaque (HR=2,03, 95%CI 1,09–3,81; p=0.03). CONCLUSION Il est possible de prédire
les patients qui auront un taux élevé de SVD avant même l’implantation d’un stimulateur
cardiaque en post-TAVI. La stimulation physiologique pourrait alors être privilégiée
chez ces patients afin d'éviter les effets délétères de la désynchronisation ventriculaire.