Note publique d'information : Introduction : la douleur est un motif fréquent de consultation de médecine générale.
Afin de soulager au mieux, des antalgiques opioïdes sont prescrits par les médecins.
Seulement nous observons une hausse des problématiques addictives liées aux opioïdes
induisant une problématique de santé publique. L'objectif principal de l'étude était
d'évaluer les connaissances des médecins généralistes au repérage du mésusage et/ou
de la dépendance aux opioïdes prescrits dans la douleur chronique par les médecins
généralistes de la Somme. Matériel et méthodes : étude quantitative épidémiologique
observationnelle prospective auprès des médecins généralistes de la Somme recrutés
via le groupe Facebook PICAGJIR, la messagerie sécurisée en santé Apimail et les mails
des maisons de santé et cabinets de médecine générale de la Somme. Les données ont
été recueillies par un questionnaire via un lien Google Form. Résultats : 86 médecins
généralistes ont participé à l'étude. L'enquête montre que peu de praticiens connaissent
les échelles standardisées dédiées à cette problématique. Ils sont seulement 10 personnes
à connaitre l'échelle ORT soit 11,6% et 5 personnes à connaitre l'échelle POMI soit
5,8%. Cependant, ils sont nombreux à rechercher le mésusage et/ou la dépendance aux
antalgiques opioïdes de façon empirique. 56 médecins évaluent le risque de mésusage
et/ou dépendance aux antalgiques opioïdes avant l'initiation du traitement soit 65,1%.
62 praticiens recherchent le mésusage et/ou la dépendance aux antalgiques opioïdes
lors du renouvellement des thérapeutiques soit 72,1%. De plus, les médecins interrogés
ont une bonne connaissance des facteurs de risque de mésusage et/ou dépendance. Nous
retrouvons que l'item antécédents ou consommation de substance psycho-active présent
dans l'échelle ORT est considéré comme facteur de risque de mésusage pour 82 médecins
soit 94,2%, les troubles anxio-dépressifs pour 74 médecins soit 86%, les troubles
bipolaires ou psychotiques pour 66 soit 76,7 %. Conclusion : l'amélioration de la
formation initiale et continue, ainsi qu'un développement de la coordination des soins
avec le secteur de l'addictologie et de la douleur peuvent concourir à améliorer la
prise en charge des patients douloureux chroniques présentant un trouble addictif
aux opioïdes.
Note publique d'information : Introduction: Pain is a frequent reason for consultation in general practice. In order
to alleviate it, opioid analgesics are prescribed by physicians. However, we observe
an increase in addictive issues related to opioids, leading to a public health problem.
The main objective of the study was to evaluate the knowledge of general practitioners
in identifying misuse and/or dependence on opioids prescribed for chronic pain in
Somme. Materials and Methods: Prospective observational epidemiological quantitative
study among general practitioners in Somme recruited via the PICAGJIR Facebook group,
the secure health messaging system Apimail, and emails from healthcare centers and
general medical practices in Somme. Data were collected through a questionnaire using
a Google Forms link. Results: 86 general practitioners participated in the study.
The survey shows that few practitioners are familiar with standardized scales dedicated
to this issue. Only 10 individuals are familiar with the ORT scale, representing 11.6%,
and 5 individuals are familiar with the POMI scale, representing 5.8%. However, many
practitioners empirically search for misuse and/or dependence on opioid analgesics.
56 doctors assess the risk of misuse and/or dependence on opioid analgesics before
initiating treatment, representing 65.1%. 62 practitioners search for misuse and/or
dependence on opioid analgesics during therapy renewal, representing 72.1%. Additionally,
the surveyed doctors have good knowledge of risk factors for misuse and/or dependence.
We find that the item "history of or current psychoactive substance use" in the ORT
scale is considered a risk factor for misuse by 82 doctors, representing 94.2%, anxiety-depressive
disorders by 74 doctors, representing 86%, and bipolar or psychotic disorders by 66,
representing 76.7%. Conclusion: Improving initial and continuing education, as well
as enhancing coordination of care with the addiction and pain sectors, can contribute
to improving the management of chronic pain patients with opioid addiction issues.