Note publique d'information : INTRODUCTION : Les violences conjugales sont un problème majeur de santé publique.
On estime en France que 3 à 4 femmes sur 10 pourraient être victimes de violences
conjugales dans la patientèle d'un médecin généraliste. Ce dernier, par sa position
de médecin traitant, est au centre de la prise en charge des femmes et a un rôle à
jouer dans la prise en charge des violences. L'objectif principal de cette étude est
de savoir si les femmes victimes de violences conjugales, s'adressant à des organismes
de prise en charge dans l'Aude, se sont également adressées à leur médecin traitant,
mais également d'évaluer leur prise en charge par ce dernier par rapport aux attentes
ayant été identifiées dans la littérature. MATERIEL ET METHODES : Il s'agit d'une
étude quantitative descriptive réalisée par questionnaire auto-rempli par les femmes
consultant dans des organismes de prise en charge entre octobre 2024 et juin 2025.
RESULTATS : 35 questionnaires ont été analysés. 37% des femmes ont consulté leur médecin
traitant suite à des violences conjugales. DISCUSSION : Après analyse au moyen d'un
critère composite, 23 % des prises en charge correspondent aux attentes identifiées
dans la littérature. Malgré les qualités relationnelles dont font preuve les généralistes,
la prise en charge des violences conjugales ne semble pas correspondre aux attentes
identifiées dans la littérature en raison du manque de dépistage, d'information des
femmes et de l'absence d'orientation vers les structures. CONCLUSION : Cette étude
paraît mettre en évidence les aspects positifs mais également les points à améliorer
pour une meilleure prise en charge des victimes. Sensibiliser les médecins généralistes
à la problématique des violences conjugales et organiser des rencontres avec les différents
intervenants en s'appuyant sur le réseau local seraient des pistes d'amélioration
des pratiques.
Note publique d'information : INTRODUCTION: Spousal abuse is a major public health issue. In France, it is estimated
that 3 to 4 out of 10 women could be victims of domestic violence among a general
practitioner's patients. As the primary care physician, the general practitioner is
at the center of care for women and has a role to play in addressing violence. The
main objective of this study is to determine whether women who are victims of spousal
abuse and who seek help from support organizations in the Aude department have also
consulted their primary care physician, and to evaluate the care they receive from
the latter in relation to the expectations identified in the literature. MATERIAL
AND METHODS : This is a quantitative descriptive study conducted using self-completed
questionnaire by women consulting care organizations between October 2024 and June
2025. RESULTS : 35 questionnaires were analyzed. 37% of women consulted their primary
care physician following spousal abuse. DISCUSSION : After analysis using a composite
criterion, 23% of cases correspond to the expectations identified in the literature.
Despite the interpersonal skills demonstrated by general practitioners, the management
of spousal abuse does not seem to meet the expectations identified in the literature
due to a lack of screening, information from the women, and referral to support services.
CONCLUSION : This study seems to highlight the positive aspects but also the areas
for improvement in order to provide better care for victims. Raising awareness among
general practitioners about the issue of spousal abuse and organizing meetings with
various actors through the local network would be ways to improve practices.