Identifiant pérenne de la notice : 21277705X
Notice de type
Notice de regroupement
Note publique d'information : Cette thèse en histoire économique a pour objectif l'analyse quantitative des liens
entre la richesse et les mobilités économique et géographique dans la France des années
1840 aux années 1880 par une étude du corps électoral censitaire parisien des années
1840. Pour ce faire, une base de données originale a été construite par un appariement
entre différentes sources afin de suivre dans le temps les multiples trajectoires
des individus appartenant à ce groupe particulièrement riche et politiquement important.
La mobilité individuelle est ainsi observée à court terme grâce à un appariement entre
listes électorales parisiennes des dernières années de la monarchie de Juillet. La
mobilité à long terme est, quant à elle, révélée par l'exploitation des tables parisiennes
des successions et absences (TSA) qui contiennent des informations sur la situation
des individus au moment du décès. Tant à court terme qu'à long terme, la mobilité
économique et géographique s'avère considérable, remettant en cause l'idée historiographique
d'un groupe clos et stable. Le corps électoral censitaire parisien apparaît comme
une classe de l'instant, sa forte hétérogénéité se renouvelant sans cesse sous l'effet
de mécanismes économiques puissants mis en évidence dans une série de régressions
économétriques. Au-delà du corps électoral censitaire, l'observation du groupe des
riches individus figurant comme tels dans les TSA parisiennes montre à quel point
la mobilité fut forte au XIXème siècle : seule la moitié d'entre eux furent inscrits
sur les listes censitaires de 1845 considérées au niveau national. In fine, l'ensemble
de nos résultats invite à renouveler le débat sur les élites et la richesse.
Note publique d'information : This economic history dissertation aims to analyse quantitatively the links between
wealth and economic and geographic mobility in France from the 1840s to the 1880s
through the study of franchised Parisian voters of the 1840s. To do so, an original
dataset has been built by matching different sources so as to follow the multiple
trajectories of the individuals who belong to this particularly rich and politically
important group over time. Short-term individual mobility is observed by matching
individuals across electoral lists from the last years of the July Monarchy. Long-term
mobility is revealed by exploiting the Parisian tables of successions and absences
(TSA). These contain information about the wealth at death of individuals. Both in
the short- and long-run, economic and geographic mobility proves to be considerable,
raising serious questions about the long-held idea of a close and stable elite group.
Parisian franchised voters appear to be an instant class, with a large heterogeneity
that was continuously renewed under the effect of powerful economic mechanisms that
have been highlighted in a series of econometric regressions. Beyond the franchised
electorate, the group of the wealthy individuals who appear in the Parisian TSA shows
the massive extent of mobility in the 19th century: only half of these individuals
were on the 1845 franchise lists considered at the national level. Taken as a whole,
our results lead to renew the debate about the elites and wealth.