Note publique d'information : Les établissements de restauration comprennent la restauration commerciale et la restauration
collective, 92,7% ont moins de 10 salariés. Les postes se répartissent en cuisiniers,
serveurs, agents de plonge et pâtissiers. Les facteurs thermiques, hygrométriques,
la manipulation d'aliments, de produits d'entretien divers et de matériel tranchant,
ainsi que la position debout et l’empressement des «coups de feu» font des métiers
de la restauration un des secteurs les plus à risque de dermatoses professionnelles.
Un questionnaire a été rempli par les médecins du travail de Lorraine. Sur 15 cas
inclus, il rapporte: 6 dermites d'irritation et 1 eczéma de contact qui sont les dermatoses
les plus fréquentes. Une plaie et 2 brûlures probablement sous déclarées. Deux périonyxis
bactériens, 1 verrue, 2 onychomycoses de main, aucune dermite de contact aux protéines.
La guérison est observée dans 7 cas, 3 cas sont stabilisés. Sur le plan de la prévention
collective, la prévention des dermatoses passe par le respect de la législation, l'amélioration
de l’espace de travail et de la gestion du travail. Les éléments de protection individuelle
sont le port de gants adaptés au risque, l'utilisation de crème de protection avant
le travail et de crème réparatrice lors des repos. La contention élastique doit prévenir
les sensations de jambes lourdes de l'insuffisance veineuse chronique. L'ensemble
de ces dispositifs de prévention mis en place doivent toujours être évalués. Le personnel
doit être informé des causes, des conséquences et des moyens de prévention des dermatoses
professionnelles ; la phase d'apprentissage semble le meilleur moment pour cette information,
puis le CHSCT le meilleur interlocuteur. Le chef d'entreprise demande au médecin du
travail d'organiser les premiers secours, il doit gérer la pharmacie et établir des
conduites à tenir en cas de brûlures et de plaies. Enfin, la visite médicale doit
adapter les exigences du poste de travail à l’état de santé du salarié.